Archives de l’année : 2026


Toy Story, cinq nuances de finitude

| ANALYSE | Souvent commenté comme une redite désincarnée des précédents opus, « Toy Story 5 » nous semble en réalité moins un bis repetita qu’une nouvelle itération plus complexe qui n’y paraît du grand questionnement philosophique de finitude qui noue les cinq volets les uns aux autres.

Woody dans l’incinérateur au milieu des flammes dans Toy Story 3.

Couple en costumes antiques ; plan issu du film Le Signe de la Croix de Cecil B. DeMille.

Le Signe de la Croix

| VIDEOCLUB | Malgré sa filmographie pléthorique, on se souviendra peut-être surtout de Cecil B. DeMille comme le plus important pourvoyeur de films « religieux ». Si le public ne retient en général que « Les Dix Commandements » (1956), « Le signe de la Croix » (1932), restauré en haute définition et édité par Elephant Films, revêt sans conteste une plus grande importance dans l’histoire du Septième Art.


La Fin d’Oak Street

| EN SALLES | Huit ans après le trip parano aussi fascinant qu’opaque que fut « Under The Silver Lake » (2018) et avant la suite annoncée de « It Follows » (2014), David Robert Mitchell est de retour avec « La Fin d’Oak Street » (2026) itération originale du genre du film de dinosaures dont le commentaire critique aura souvent tourné autour des mêmes raccourcis et maladresses.

Un dinosaure géant poursuit deux personnes dans une rue résidentielle américaine.

Alfred Hitchcock, les premières marches du suspense

| ANALYSE | Si la postérité a largement privilégié la période américaine d’Alfred Hitchcock, qui concentre presque tous ses films devenus des références de la culture tant populaire que cinéphilique, sa période britannique (1925-1939) revêt une importance différente : elle permet de voir « Hitchcock inventer Hitchcock ». À l’occasion de la réédition par Elephant Films de cinq longs-métrages restaurés en haute définition, revenons sur la genèse de cette grammaire hitchcockienne du suspense, qui culminera outre-Atlantique mais dont Les 39 Marches (1935) offre déjà une première synthèse.


Le tueur frappe trois fois

| VIDEOCLUB | Pendant que le giallo naissait en Italie, son ancêtre germanique, le krimi, jouissait déjà d’une grande popularité. « Le tueur frappe trois fois » (Massimo Dallamano, 1968) fait s’entrechoquer les deux genres dans ce polar transalpin se déroulant en Allemagne.

Jeune femme rousse alanguie sur le lit en nuisette blanche.

Christopher Nolan, le complexe d’Ulysse

| ANALYSE | À la sortie de L’Odyssée (2026), beaucoup d’encre a coulé pour souligner ô combien, depuis ses premiers longs-métrages, Christopher Nolan n’a cessé de puiser dans les dynamiques homériques. Mais rares sont ceux qui ont eu l’honnêteté d’en interroger autant le positif que les aspects les plus problématiques. Nous voilà.