Archives du mois : février 2026


[Bilan 2025] Stephen King en majesté

Si l’on devait résumer l’année cinématographique 2025 en un seul nom, ce serait celui d’un septuagénaire vivant et écrivant dans une maison baroque dans le Maine. Avec pas moins de six adaptations, quatre sur le grand écran, deux sur le petit, l’œuvre de Stephen King a envahi nos écrans avec une force de frappe inédite. 

Pennywise, le clown vu au fond d'un couloir gris, tenant un ballon de baudruche rouge, dans Ca welcome to derry adapté de l'univers de Stephen King.

Une usine de fabrication de voiture dans Tucker.

Tucker

Si elle n’est pas l’œuvre la plus connue de la riche filmographie de Francis Ford Coppola, « Tucker » (1988) est probablement l’une de ses réalisations les plus personnelles à plusieurs égards. Pathé, dans le cadre des six longs-métrages réédités en Blu-Ray, nous permet d’apprécier et de redécouvrir de la meilleure des manières ce film fascinant.


La horde sauvage

Quelques mois après la sortie de « La femme du pionnier » (1954), nouveau coup de projecteur sur un artisan de son genre, Joseph Kane, avec « La horde sauvage » (1955), proposé en combo DVD/Blu-Ray par Sidonis Calysta : critique d’un western porté par Barbara Stanwyck, récit de brigand, d’amour et de brigands amoureux.

Les quatre brigands de la Horde sauvage sur leurs chevaux, le regard rivé, inquiet, vers le lointain.

Leonie Benesch, en tenue d'infirmière, assise dans les vestiaires, seule, dans le film En première ligne.

En première ligne

Un an après « La Salle des profs » (Ilker Çatak, 2024) qui faisait l’état des lieux du système scolaire allemand, l’actrice Leonie Benesch est dans « En première ligne » (Petra Volpe, 2025), autre fresque du quotidien mâtiné de thriller, sur l’hôpital suisse cette fois, et qui fait forcément réfléchir sur la dégradation des systèmes de santé partout dans le monde…


[Bilan 2025] L’année de la loose

Di Caprio trébuchant en peignoir à travers l’Amérique dans Une bataille après l’autre, Armande Pigeon titubant à travers Bruxelles dans Aimer Perdre, Dwayne “The Smashing Machine” Johnson, s’écrasant sous sa masculinité, Léa “The Ugly Stepsister” Myren se charcutant pour sa féminité, les volontaires éphémères de Marche ou Crève, les remplaçables laminés de Mickey 17, les fonctionnaires sacrifié.es du Dossier 137 ou de la House of Dynamite, l’équipe C de Thunderbolts*. Par une merveilleuse ironie, 2025 aura vu la consécration des loosers et la fin de l’hégémonie des winners.

Dwayne Johnson en tenue d'entraînement, épuisé, assis par terre contre un sac de frappe, dans le film The smashing machine pour notre analyse bilan de 2025, l'année de la loose.

[Bilan 2025] L’Amérique irréconciliable

Depuis le premier mandat de Trump, le spectre de la guerre civile et la polarisation des forces politiques n’ont sans doute jamais autant pesé sur le présent. En 2025, le cinéma états-unien s’en est naturellement fait le témoignage. Idéologies radicalisées, effet transformateur des réseaux sociaux, absence de communication réelle sont autant de thèmes portés à l’écran, illustrant une fracture profonde, peut-être infranchissable. Retour sur ces films où MAGA et « wokes » se sont disputés la vedette.