yorgos lanthimos


[Bilan 2025] L’Amérique irréconciliable

Depuis le premier mandat de Trump, le spectre de la guerre civile et la polarisation des forces politiques n’ont sans doute jamais autant pesé sur le présent. En 2025, le cinéma états-unien s’en est naturellement fait le témoignage. Idéologies radicalisées, effet transformateur des réseaux sociaux, absence de communication réelle sont autant de thèmes portés à l’écran, illustrant une fracture profonde, peut-être infranchissable. Retour sur ces films où MAGA et « wokes » se sont disputés la vedette.


Plan rapproché-épaule sur Emma Stone, crâne rasé et de la craie blanche sur le visage dans le film Bugonia de Yorgos Lanthimos.

Bugonia

On prend les mêmes et on recommence. L’auteur européen favori d’Hollywood revient avec un énième Emma-Stone-movie, répliquant une recette bien connue et parfaitement consciente d’elle-même. Fable hyper-lisible sur la lutte des classes contemporaine à l’heure du conspirationnisme et du capitalisme tardif, Bugonia (Yórgos Lánthimos, 2025) se voudrait dérangeant et subversif, mais accouche d’un propos inutilement ambigu et d’un film terriblement convenu. Attention, spoilers !


[Carnet de bord] Festival de Cannes 2024 • Jours 1 à 3

Retour sur les trois premières journées cannoises où l’on découvrait nos deux plus grosses attentes du festival : « Furiosa, une saga Mad Max » de George Miller et, bien-sûr, « Megalopolis » de Francis Ford Coppola. Au milieu de l’excitation provoquée par ces deux mastodontes, restait-il de la place pour d’autres découvertes ? Réponse en quelques entrées.

Adam Driver, sur le balcon d'un immeuble, se penche comme pour se jetter dans le vide ; au dessus de lui, le ciel est jaune comme pour un crépuscule de grande intensité, dans le film Megalopolis sélectionné au festival de Cannes 2024.

Emma Stone allongée sur une table, dans une cuve de verre à sa silhouette, et des branchements, dans Pauvres Créatures.

Pauvres Créatures

Lion d’Or à Venise, deux Golden Globes, la cérémonie des Oscars qui se dessine, le dernier film de Yórgos Lánthimos se faisait languir. Adaptation du roman éponyme d’Alasdair Gray publié en 1992, Pauvres Créatures sort enfin dans nos salles et pousse les curseurs au maximum pour nous en mettre plein la cervelle. Mais est-il le film de genre féministe que l’on attendait ?


Mise à Mort du Cerf Sacré

Présenté au 70ème Festival de Cannes et lauréat du Prix du Scénario, le nouveau film du réalisateur grec Yorgos Lanthimos a de quoi intriguer. Fais Pas Genre se plonge pour vous dans ce thriller élégant et protéiforme, cinquième film d’un auteur singulier.