[Bilan 2025] L’année de la loose


DiCaprio trébuchant en peignoir à travers l’Amérique dans Une bataille après l’autre, Armande Pigeon titubant à travers Bruxelles dans Aimer Perdre, Dwayne “The Smashing Machine” Johnson, s’écrasant sous sa masculinité, Léa “The Ugly Stepsister” Myren se charcutant pour sa féminité, les volontaires éphémères de Marche ou Crève, les remplaçables laminés de Mickey 17, les fonctionnaires sacrifié.es du Dossier 137 ou de la House of Dynamite, l’équipe C de Thunderbolts*... Par une merveilleuse ironie, 2025 aura vu la consécration des loosers et la fin de l’hégémonie des winners.

Dwayne Johnson en tenue d'entraînement, épuisé, assis par terre contre un sac de frappe, dans le film The smashing machine pour notre analyse bilan de 2025, l'année de la loose.

© Tous Droits Réservés

1 perdant, 10 de retrouvés

Certes, les perdants magnifiques n’ont jamais manqué. Les Rocky, les Erin Brockovich, les Scott Pilgrim, les Rasta Rocket, les Walter White et Jesse Pinkman, les David-contre-Goliaths… On a toujours aimé l’underdog, ce.cette pas-favori.te qu’on aimerait tant voir gagner juste une fois, histoire de défier le destin, histoire de prouver que l’impossible est parfois possible. Quoi de plus humain en effet que la difficulté, l’imperfection, la défaite. De ce besoin d’identification, un florilège de protagonistes en mal de win. Pensez à ces comic reliefs soudainement promus héro.ïnes, comme les personnages de Melissa McCarthy ou les Minions, qui réussissent là où les “meilleurs” pète-secs ont échoué en une pirouette et un pied-de-nez au mérite. Pensez à toutes ces victimes impuissantes se changeant en bourreaux, aux marginaux imposant leur différence, aux défavorisés prouvant leur capacité, aux inexpérimentés projetés dans le bain, aux seniors ramenés dans l’arène… Mais qu’on ne s’y trompe pas : si le cinéma s’est tant saisi des loosers, c’est pour mieux en faire des winners. Transformer le charbon en diamant, les gros nazes en populaires rois et reines du bal, ou a minima, les inadaptés en citoyens lambdas, dignes d’être appréciés. Et sans rentrer dans un historique des narrations de l’humanité, on pourra observer que chaque culture, chaque génération, chaque idéologie, a son imparfait.e acceptable, figurant en creux son.sa parfait.e louable.

Plan rapproché-épaule sur Robert Pattinson en Batman, sans masque, du masacara sous les yeux et la peau très pâle.

© Tous Droits Réservés

Prenons seulement l’exemple des dernières années et son renouement avec les figures de dieux vivants que sont les super-héros. Ce n’est pas un hasard si c’est le Spider-Man adolescent, boutonneux et gaffeur de Sam Raimi qui a permis la refonte du MCU ou si c’est le Batman “réaliste”, tourmenté et sans pouvoirs de Christopher Nolan qui a posé les bases du DCU. D’abord Peter Parker et Bruce Wayne, les collants et les pirouettes ensuite. Même réécriture dans les années 2000 pour le James Bond de Daniel Craig, le Ethan Hunt de J.J.Abrams ou l’Equalizer de Denzel Washington. Des héros plus crédibles, influencés par le développement des séries, avec des backstories plus fournies et des traumas mieux traités. Et pour ne pas complètement obscurcir le tableau, une bonne grosse dose de second degré qui rappelle qu’on est toujours des humain.es derrière le masque. Un exercice plaisant (et extrêmement lucratif) à ses débuts qui s’est forcément épuisé à mesure que les super-exploits se multiplient films après films. Dur de convaincre d’être un.e perdant.e quand on a littéralement sauvé l’univers à l’épisode précédent.

Comme pour répondre à cette arnaque annoncée, un nouveau stéréotype de looser a pris l’ascendant dans la décennie précédente. Plus sombre, plus violent, hérité des films noirs et des vigilantes, l’anti-héros marginal et sur-conscient se creuse sa place. Qu’ils s’agissent des réécritures de vilains (Maléfique, Cruella…) ou de psychopathes normalisés comme le Punisher, le Joker, Deadpool (ou plus proche du réel Le Loup de Wall Street), en passant par les supers et anti-supers de The Boys, le héros “réaliste” se saisit de cette baisse d’enthousiasme et vient mettre le doigt, ou plutôt le poing américain, sur l’hypocrisie supposée des super, tout en en conservant le développement psychologique et le regard éduqué sur la société. L’ère Trump succède à l’ère Obama, le cinéma s’en fait le reflet, l’intermédiaire ou l’amplificateur selon le point de vue. On se souviendra comment les imageries du Joker ou du Punisher (et plus récemment, et de manière plus inquiétante, du proto-nazi Homelander de The Boys) ont été récupérées par les courants de mâles-dans-leur-peau, qui y ont trouvé des modèles d’hommes surpuissants, capables par leur liberté personnelle imposée, leur franc-parler ordurier et surtout leur extrême puissance/violence, de convaincre les masses, de renverser l’ordre établi, voire de s’approprier le pouvoir.

Tom Cruise tient une clé en forme de crucifix dans Mission Impossible Final Reckoning

© Tous Droits Réservés

À fins politiques différentes, la formule et l’emploi du looser restent pourtant les mêmes dans ces récits. La loose n’y est que temporaire, servant d’accroche d’identification au public, mais le héros n’est placé au niveau du spectateur que pour rendre son ascension au rang de super encore plus fulgurante. Ils sont meilleur.es que vous dans les faits, mais comme vous dans le fond. Avec le changement de polarisation récent et quasi-officiel de plusieurs grands studios, on peut comprendre une certaine lassitude du public d’être transbahuté d’un camp à l’autre, et une identique lassitude, plus existentielle peut-être, des cinéastes, voyant nombre de guichets se fermer et peu d’autres s’ouvrir, excepté les remakes et les films “qui ne doivent plus être woke”. En découle un cinéma abattu, qui peine à s’enthousiasmer pour ses chevaux de bataille franchisés sauveurs du Covid (Top Gun Maverick, Avatar : La voie de l’eau, Astérix et Obélix : L’empire du milieu, Ducobu Président !…) ou pour ses résurgences surannées et vidées de leur substance (Mission : Impossible – The Final Reckoning, Gladiator II, Le Comte de Monte-Cristo, Dune : deuxième partie…). Heureusement, le cinéma comme la nature ayant horreur du vide, on a pu voir cette année un réinvestissement de la figure du perdant. Seulement pas de faux-semblants cette fois-ci, pas de faux vaincus, blagueurs ou forcenés, agitant leur défaite en étendard pour mieux camoufler leur victoire toute tracée et leur inévitable happy ending venant tout nettoyer comme un lavage automatique de fin d’utilisation. Non, en big 2025, quand on perd, on perd, et c’est ok. Mieux encore, c’est toute la notion de défaite qui est remise en question. Avant, c’était simple : on sauvait sa planète, son pays, son peuple, son.sa bien-aimé.e et on était récompensé en rentrant chez soi ou, au pire, on finissait dans une forme ou une autre d’au-delà bienveillant. La menace était vaincue, le monde d’avant rétabli, le statu quo conservé. Aujourd’hui, malgré les réticences et les aveuglements, il y a quand même une conscience généralisée d’une réalité plus complexe. Les “méchants” ne sont pas les mêmes pour tout le monde, les “gentils”, ou plutôt le “Nous”, est grandement remis en question. Et sans nous, pas de victoire ou de victorieux, puisque c’est pour “nous” défendre que le.l’héro.ïne se bat, pas vrai? Et bien plus forcément. L’ère du héros-flic est terminée, commence celle des égoïstes. Celles.ceux qui ne se battent plus tant pour une cause ou pour une idée que pour se prouver quelque chose à eux-mêmes. Celles.ceux qui réalisent la folie de se croire destiné à accomplir une mission simple, claire et immuable. Celles.ceux qui abandonnent justement leur statut de.d’héroïnes pour redevenir des humains, imparfaits et perclus de doutes, et qui par cette défection, par cette anonymisation, rejoignent des discussions plus larges et plus fondamentales.

L’exemple le plus évident de cette transition est sûrement le dernier produit Marvel, Thunderbolts*. Bien que contenant toujours son quota de séquences de combats super-pouvoirés, cet opus assume ce qu’il est : un rassemblement de bras cassés détruits de l’intérieur, s’accrochant à des modèles impossibles à égaler ou à rattraper. Ni la décevante équipe B, ni la dangereuse équipe Z, juste les restes et produits dérivés de différentes franchises, grattés dans le bocal pour une dernière tartine. Et ses héro.ïnes le savent. Mais plutôt que de se réfugier dans l’auto-dérision comme James Gunn a pu le faire avec sa reprise burlesque du Suicide Squad (2021), son réalisateur Jake Schreier choisit de faire le travail, de construire, d’assumer cette équipe d’égaré.es et de profiter de leur réunion pour en faire un groupe de parole. Et d’épreuves partagées en victoires en demi-teintes, ce groupe trouve son point de convergence, de symbiose. Chacun.e de ses membres se remet à croire en elle.lui-mêmes et au combat qu’iels mènent. Un miracle d’alchimie transformant le charbon en or mais qui n’a rien de magique puisqu’il s’agit d’un long et dur travail thérapeutique. Évidemment, l’or étant l’or, tout ce travail est immédiatement récupéré au sein du film par le personnage de Valentina, et en dehors par la communication de Disney. Plutôt que d’assumer une nouvelle équipe ayant tracé son propre chemin, plutôt que d’accepter la fin de la précédente, le système préfère rebrand le tout en l’emballant du dégradant sous-titre/vrai titre de New Avengers. Vous ne ferez jamais mieux (entendre vous ne rapporterez jamais autant) que cette équipe originale. Rien de surprenant quand on voit arriver l’inévitable et surgonflé cash grab d’Avengers : Doomsday, or on peut néanmoins observer, et peut-être même féliciter, la production d’avoir, pendant un temps du moins, permis et accompli un sérieux et fructueux travail sur soi.

Une jeune femme subit une opération de chirurgie esthétique au XIXème siècle, dans le film The Ugly Stepsister.

© Tous Droits Réservés

Hélas, les grands loosers de 2025 n’ont pas tous eu cette chance de pouvoir s’entourer. The Smashing Machine (Benny Safdie) et The Ugly Stepsister (Emilie Blichfeldt) sont à ce titre deux œuvres assez fascinantes à mettre en comparaison puisqu’elles explorent, chacune à leur manière, les insidieux systèmes d’auto-destruction des masculinités et féminités toxiques. On y retrouve ainsi deux personnages biberonnés aux rêves de gloire dès leur plus jeune âge, gloire ne pouvant s’obtenir que par l’accomplissement de leur rôle de genre respectifs : remporter la ceinture en étant le plus fort pour l’un, être couronnée princesse en étant la plus belle pour l’autre. Des obsessions destructrices autant pour les corps que pour les esprits, qu’on retrouvait à une époque dans le cinéma de Darren Aronofsky (The Wrestler et Black Swan), et qui semblent encore plus pertinentes aujourd’hui. D’un côté un homme livré à lui-même dans sa quête de réinvention, incapable d’accepter l’idée même de faiblesse, physique comme psychologique, s’enfermant de plus en plus dans sa réconfortante bulle narcissique jusqu’à ce que celle-ci explose et le laisse complètement démuni. De l’autre, une très jeune femme pliée et charcutée par sa mère et par tout un système pour devenir un objet de désir préfabriqué, privée de toute individualité et de toute agentivité en dehors de la fonction qu’on lui a attribuée. Deux personnages non seulement condamnés à perdre dès le début, mais aussi torturés par des images de perfection qui les frôlent en permanence sans jamais les transcender. L’ami-coach devenu concurrent pour l’un, la belle-sœur changée en rivale pour l’autre, existent pour prouver que le.la looser n’est pas tout à fait fou.folle. Que les gagnant.es existent bel et bien, rendant la détresse de l’imperfection encore plus insupportable : la place est juste déjà prise. Vous êtes juste la mauvaise personne, au mauvais moment, depuis le début et pour toujours, et rien de ce que vous ne pourrez faire ne pourra vous changer en cette personne que vous n’êtes pas et ne serez jamais. On retrouve ici l’approche de Milos Forman au looser dans Amadeus (1984), sauf qu’ici Salieri n’est pas un outil extrêmement habile pour mieux dérouler le biopic, mais bien le personnage et sujet principal du film. On ne cherche pas à faire des tragédiens de ces personnages malmenés, à les enfoncer en donnant un sens à leur combat, en nous faisant apprécier et comprendre leur obsession. Ici on cherche la vérité. Les vérités. Celle de l’artiste martial Mark Kerr, celle de la prétendante Elvira, qui descendent de leur piédestal de dieux ou de gargouilles pour simplement rejoindre la foule. Pour accepter qui ils sont, tout ce qu’ils sont, et à partir de là, renaître, dans l’invisibilité la plus totale, pour vivre peut-être mille vies imprévues, hors du jugement et même de l’inspiration du grand nombre.

C’est la beauté de ces nouveaux loosers. La seule coupe qu’ils peuvent ramener à la maison, c’est un moment, une petite scène, une petite victoire, infime, insignifiante pour nous mais qui veut tout dire pour eux. Qui leur ouvre un possible. Un possible qui n’est qu’amorcé, à peine montré, qui ne nous est pas permis en tant que spectateur, parce qu’il ne nous appartient pas. Mark Kerr tentant de rétablir l’équilibre dans sa vie de famille, Elvira s’enfuyant mutilée avec sa jeune et indépendante petite sœur loin de tout, la carrière phénoménale de Bruce après Springsteen : Deliver me from nowhere (Scott Cooper, 2025), la vie qu’on espère plus équilibrée d’Armande Pigeon après Aimer Perdre (Frères Guit, 2025). Le cinéma range son bulldozer utilitariste et nous permet, enfin, d’accepter la petite victoire personnelle pour ce qu’elle est, rien de plus, rien de moins. S’accepter soi n’est pas un outil à ajouter à sa suite Adobe, c’est un essentiel, un verre d’eau dans le désert. Ce à quoi l’on assiste avec ces nouveaux loosers, c’est la revalorisation de l’humain pour l’humain. Tout le monde n’est pas extraordinaire, mais les efforts de chacun.e pour vivre pleinement leur existence le sont et méritent d’être montrés. Certes, la tâche est complexe pour ce nouveau cinéma de la loose. Il faut aller à rebours de millénaires d’idoles, de centenaires de chevaliers blancs et noirs porteurs de Bonne Paroles. Il faut convaincre un public qu’il est non seulement en droit de voir sa propre vie à l’écran, mais qu’il est tout à fait en droit d’être ému ou révolté par elle. Qu’il vaut mieux entamer une discussion réelle plutôt qu’avaler une énième fois la pilule colorée des happy ends hollywoodiens, nous assurant que la vraie vie est ailleurs, vécue par d’autres.

PLan rapproché-poitrine sur Léa Drucker dans la rue, avec des silhouettes d'agents de police derrière elle ; issu du film Dossier 137.

© Tous Droits Réservés

En-dehors de ces développements personnels, on aura vu d’autres grappes loosers s’échouer sur nos écrans cette année. Des héros un peu plus incognito et plus sacrificiels encore, des rouages qui se grippent non vraiment par révolte mais parce qu’usés par des systèmes toujours plus exigeants et dysfonctionnels. Des héros pour qui se reconnaître comme tels signifierait normaliser une situation insensée, comme être applaudi pour demander à éteindre le feu sous la marmite d’huile bouillante dans laquelle on baigne tous.tes. On ne retiendra donc pas ou mal le nom des “volontaires” de Marche ou Crève (Francis Lawrence), celui des sacrifiés de l’IGPN de Dossier 137 (Domimnik Moll), ceux des employés du Pentagone de House of Dynamite (Kathryn Bigelow) ou encore ceux des “remplaçables” de Mickey 17 (Bong Joon-ho). D’un côté les fables anticapitalistes ou antimilitaristes, de l’autre les récits glaçants de réalisme, et au cœur des deux, la chair à canon n’ayant plus vraiment d’espoir d’échapper à la fin du monde. Pourtant voilà qu’en 2025, les poulets se mettent à parler sur le tapis roulant qui les mène à la broyeuse. Désenchantés, désespérés, burn-outés, nos nouveaux.velles héro.ïnes ne cherchent pas à faire les malins ou à jouer les gros bras face à l’inévitable. Ils acceptent de n’être rien, et dans un dernier élan de sagesse, plutôt que de se débattre, ils préfèrent souffler et s’offrir un dernier moment de tranquille lucidité, à défaut du parfait amour, de la paix éternelle ou de l’utopie civilisationnelle. Ils s’extirpent de l’impératif survivaliste, celui qui pousse et excuse tout bon protagoniste à devenir une bête sauvage à l’approche du moindre danger, et choisissent de vivre le temps qu’il leur reste avec d’autres, du mieux qu’ils le pourront. Ni déni, ni effondrement, ni corruption, juste de la persistance à croire en un monde meilleur, quel qu’il soit. Ainsi, les moments clés de ces longs-métrages ne sont pas tant les instants d’héroïsme à proprement parler que des moments d’échanges. Ceux où des humains brisent la fine barrière de leurs oppositions réelles ou supposées pour retrouver un bref moment d’humanité.

Rien de bien glorieux donc pour nos héro.ïnes de 2025, si ce n’est une bonne et nécessaire thérapie. Néanmoins comme l’a si bien dit Paul Thomas Anderson, cet instant de paix, de lucidité et d’amour-propre n’est peut-être qu’une première bataille avant toutes les autres. 2026 verra-t-elle cette nouvelle génération de loosers grandir, s’élever et se diversifier dans de nouveaux récits et cinémas, ou sera-t-elle ensevelie sous les mythologies déshumanisées, ranimés à l’IA et à l’idéologie mercantile ? Rien n’est certain, mais on peut au moins se rassurer en se disant que maintenant que ces héros existent et brillent à leur tour, éteindre leurs lumières demandera un effort conscient. On ne pourra pas dire qu’on ne les avait pas vus.


A propos de Elie Katz

Scénariste fou échappé du MSEA de Nanterre en 2019, Elie prépare son prochain coup en se faisant passer pour un consultant en scénario. Mais secrètement, il planche jour et nuit sur sa lubie du parfait film d'action. Qui sait si son obsession lui vient d'une saga Rambo vue trop tôt, s'il est encore en rémission d'un high-kick de Tony Jaa, d'une fusillade de John Woo ou d'une punchline de Belmondo ? Quoi qu'il en soit, évitez les mots « cascadeurs français » et « John Wick 4 » près de lui, on en a perdu plus d'un. Dernier signalement : on l'aurait vu sur un toit parisien, apprenant le bushido aux pigeons sur la bande-son de son film préféré, Ghost Dog de Jim Jarmusch. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riGco

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quatre × 1 =

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.