Archives du mois : juin 2025


The Phœnician Scheme

Contempler le gouffre. C’est le vertige poétique paradoxal auquel Wes Anderson nous expose dans The Phœnician Scheme. Et pour rester fidèle à cette vague impression qui nous reste après le film, il aurait fallu ne pas trop interpréter, mais l’érudition de Wes Anderson pousse au commentaire, à l’annotation, voire à la théorie, et on y cédera un peu ici.

Plan zénithale en contre-plongée sur une salle de bains dans laquelle Benicio del Toro se baigne ; issu du film The Phoenician Theme.

Charlot assis dans une grange, transi de froid, portant son chapeau et un manteau, avec de la neige dessus ; scène du film La ruée vers l'or.

La Ruée vers l’or

Il y a tout juste cent ans, jour pour jour, « La Ruée vers l’or » était projeté pour la première fois au Grauman’s Egyptian Theatre de Los Angeles. Considéré comme l’un des films les plus emblématiques de Charlie Chaplin — et plus précisément de son alter ego Charlot — il demeure pourtant, paradoxalement, l’un de ses films les plus insaisissables.


Life of Chuck

Mike Flanagan continue de creuser son sillon dans l’œuvre de Stephen King avec « Life of Chuck », adaptation étonnamment méditative d’une nouvelle peu connue de l’auteur, pourtant l’un des plus adaptés — et les plus lus — du genre horrifique. Un projet inattendu, où l’horreur cosmique ne fait pas tant peur qu’elle donne à penser. Attention fin du monde et spoilers à venir.

Chuck pensif devant un grand néon rose et bleu ; scène de nuit du film Life of Chuck.

Plan rapproché-poitrine, de profil, sur Robert Pattinson à l'arrière de la limousine du film Cosmopolis de David Cronenberg ; il regarde devant lui, absent.

David Cronenberg, des temps et des corps

De retour en force avec Les Linceuls (2025), David Cronenberg revient sur des thèmes nécrotiques, au plaisir de ses plus grands (grandes ?) fans. Mais au-delà d’un retour aux sources, le film est l’occasion d’approcher l’implication des corps troublés et métamorphosés dont il est maître dans la temporalité déchirée de sa filmographie.


La queue du scorpion

Du sang rouge écarlate, des lames qui brillent dans l’obscurité et répandent la violence par les mains gantées d’un assassin mystérieux, de belles femmes intrigantes ou innocentes et un soupçon d’exotisme et d’érotisme. Voilà ce que nous propose Le Chat Qui Fume en ressortant en Blu-ray une version restaurée de « La queue du scorpion » (Sergio Martino, 1971), qui n’était jusqu’à ce jour disponible qu’en DVD chez feu Neo Publishing.

Gros plan sur une lame de couteau surgissant de la pénombre ; à l'arrière-plan un visage d'homme fermé ; issu du film La queue du scorpion.

Plan rapproché-épaule sur Shang Kuan Ling-feng, arrêtantdu bout des doigts une lame dirigée vers elle dans le film Dragon Inn de King Hu.

King Hu et le film d’auberge

A l’occasion de la ressortie en Blu-Ray en ce mois de juin par Metropolitan Filmexport de « L’Auberge du printemps » (1974), sous son mythique label HK Vidéo, revenons ensemble sur la période la plus marquante de la filmographie de King Hu : le film d’auberge.