Archives du mois : septembre 2024


The History of Metal and Horror

Cela semble évident énoncé ainsi, mais l’horreur graphique et la musique métal ont toujours entretenu de solides affinités, même s’il n’est pas si fréquent d’entendre le vrombissement d’un riff ravageur dans les bandes originales des films de ce genre. Ce lien de parenté, exposé avec humour par Gojira lors de la cérémonie d’ouverture des JO, est débattu en long et en large par les intervenants du documentaire de Mike Schiff, The History of Metal and Horror (2022) actuellement disponible sur la plateforme Shadowz.

Le réalisateur Mike Schiff de The history of metal and horror pose avec Alice Cooper.

Philippe Noiret dans une vieille et grande cave en ruines dans le film Une si bruyante solitude diffusé au FIFIGROT 2024.

[Carnet de Bord] Festival Int. du Film Grolandais 2024 • Jours 1-3

Naturalisée Grolandaise depuis plusieurs années, notre rédactrice Charlotte Viala arpente une nouvelle fois cette année les allées et les salles du FIFIGROT, grande fête annuelle du film Grolandais. L’occasion de nous ramener des tonnes de films qui font pas genre, où le réalisme se mêle au grotesque, où le mauvais goût côtoie la poésie, où ce qui est politique l’est toujours par un pas de côté, coupé-décalé. Focus sur les trois premiers jours.


Rebel Ridge

Après « Aucun homme ni dieu » (2018), Jeremy Saulnier collabore à nouveau avec Netflix pour un film, de prime abord, aux antipodes : Rebel Ridge (2024). Une proposition loin du mysticisme de son précédent long-métrage, cette fois bien ancrée dans la réalité des institutions étasuniennes, qui confirme s’il le fallait, l’étendu du talent du cinéaste.

Le comédien Aaron Pierre, le t-shirt trempé de sueur, cache des billets sous son haut en marchant dans les couloirs de ce qui semble être un couloir officiel ; scène de Rebel Ridge.

Un chien blanc s'apprête à mordre une main d'homme noir dans le film Dressé pour tuer.

Dressé pour tuer

En cette rentrée, ESC Editions sort les crocs et nous propose de (re)découvrir l’un des derniers chef-d’œuvre du grand Samuel Fuller : Dressé pour tuer (1982). Il est l’un de ces films qui ne vous laisse pas le temps de courir, qui vous attrape et vous prend à la gorge face à la dure réalité d’un racisme omniprésent. Pas de doutes, Samuel Fuller fait incontestablement partie des grands du cinéma.


Une jeune femme au manteau rouge est entouré de gangsters, plongés dans l'obscurité, qui la menacent, dont l'un avec une lame ; la jeune femme reste toutefois tranquille ; scène du film Les menottes rouges.

Les Menottes Rouges

Le Chat qui fume réédite, près de vingt ans après le fameux DVD signé HK Vidéo, « Les Menottes Rouges » (Yukio Noda, 1974), soit le cinéma d’exploitation japonais résumé en un seul film. Ce film policier qui ne fait pas dans la dentelle – effusions de sang dans tous les sens, hystérie collective, etc – ose tout. Pour le meilleur et surtout pour le pire.