Vidéoclub

Rendant hommage à l’un des pilier fondamental de la cinéphilie de genre, la rubrique « Videoclub » accueille en son sein les articles écrits pour la sortie ou la re-sortie vidéo d’un film.


La haine

Vingt-cinq ans après son succès critique et public lors de sa sortie en salles, La Haine (Mathieu Kassovitz, 1995) s’offre une restauration 4K et Blu-Ray, ré-éditée par StudioCanal. Si le deuxième long-métrage de Mathieu Kassovitz a tant marqué à l’époque, quand reste-t-il aujourd’hui ? Peut-être, tristement, un film qui n’aura jamais été autant d’actualité, la haine résonne toujours.

Les trois comédiens de La haine, Vincent Cassel, Saïd Taghmaoui, Hubert Koundé côté à côté, regardent l'objectif ; Vincent Cassel dirige un revolver droit vers nous, amusé, fermant un oeil comme pour viser,

Une femme vue en contre-plongée, porte un angoissant masque représentant le crâne d'un cerf, scène du film The wretched.

The Wretched

Attention, le film que nous allons aborder aujourd’hui n’est pas n’importe quelle petite production horrifique faisant le tour des festivals mais sortant finalement le plus souvent en direct-to-video. Non. The Wretched, est un film d’horreur au budget limité, certes, mais c’est aussi l’un des champions du box-office de l’année. Car oui, plusieurs semaines d’affilées, The Wretched, fut le n°1 du box-office américain. Le succès surprise de ce film d’horreur au budget modeste n’est-il alors que le fruit d’un contexte exceptionnel et imprévisible ? Est-il une réelle bonne surprise dans le paysage du cinéma de genre, où un flot de petits films d’horreur quelconques abonde ? Partons donc à la chasse aux sorcières pour le savoir.


La Trilogie de la Vie de Pasolini

« Trop en avance  » et « trop en retard « , voilà comment se définissait Pasolini en tant qu’intellectuel. Et dire que cette figure majeure du siècle dernier – peintre, poète, journaliste, virtuose, marxiste hérétique et chrétien homosexuel – est toujours autant d’actualité. Carlotta nous propose de (re)découvrir dans un somptueux coffret, la délicieuse Trilogie de la vie constituée de Le Décaméron (1971), Les Contes de Canterbury (1972) et les Mille et Une Nuits (1974). Sur les pas de l’italien Boccace, en passant par les récits d’une Angleterre médiévale, sans oublier les contes venus d’Orient, Pasolini a peut-être renouer avec un essentiel éteint. Ça reste l’occasion de se replonger dans toute la beauté et la violence de cet immense et paradoxal artiste.

Plan rapproché-épaule sur un Pier Paolo Pasolini le regard au loin, un tissu blanc autour du crâne, les traits creusés, derrière lui, le décor semble être celui d'une église austère tout en pierre.

Les sept chiens héros de Nous, les chiens sont assis sur un ancien chemin de fer envahi par la verdure, devant eux se trouve une grille entrouverte qu'ils regardent d'un air blasé.

Nous, les chiens

Tandis que Scooby ! (Tony Cervone, 2020) remplissait les salles début juillet, d’autres chiens bien plus rafraichissants avaient occupé les salles obscures quelques temps auparavant… Le confinement sera-t-il donc l’occasion de le (re)regarder avec son animal de compagnie préféré ? Grâce à The Jokers, le film d’animation coréen de l’année est disponible en DVD et VOD.


Serpico

Chef-d’œuvre du réalisateur new-yorkais Sidney Lumet, Serpico sortait dans les salles en 1975, aux États-Unis raflant l’année suivante l’Oscar du meilleur scénario original. Ce mois-ci, le long-métrage trouve une nouvelle vie dans une ressortie en 4K et Blu-ray, éditée par StudioCanal. L’occasion de se replonger dans ce film de policiers, où Al Pacino brille de mille feux.

Serpico, alias Al Pacino en barbu et bonnet sur la tête est au sommet d'un immeuble new-yorkais, il se penche pour observer en bas, dans la rue.

Une femme vêtue d'une robe jaune aux motifs floraux est allongée dans l'herbe, sa main droite passe sous sa robe, on devine qu'elle est en train de se masturber, scène du film Le jardin des supplices.

Le jardin des supplices

Comme à leur habitude, les archéologues du Chat qui Fume exhument une œuvre étrange et longtemps oubliée. Comédie érotico-horrifique, Le Jardin des Supplices (Christian Gion, 1976) ne déroge pas à la règle, édité pour la première fois en Blu-Ray dans un coffret soigné.