David Cronenberg, Everything is Sexual

Des tréfonds du bis qui tâche jusqu’au Festival de Cannes, la carrière de David Cronenberg, plus encore, son oeuvre, est l’une des plus fascinantes qu’il soit. A l’époque de la sortie de « A Dangerous Method » nous avions consacré un dossier sur la filmographie intégrale de ce maître indiscutable. Un dossier que nous réactualiserons.


Les Promesses de l’Ombre

A la première vision, il est vrai, on se demande si Les Promesses de l’Ombre est bien un film qui s’inscrit dans l’univers et le style de David Cronenberg. Si on y retrouve le style froid et soigné du réalisateur, on peine, en un premier lieu à y déceler les thématiques de son cinéma. Et puis finalement, à force d’analyse, de revisionnage, on dévoile aisément que ces promesses de l’ombre sont belles et bien ancrées autour des obsessions de son auteur.


A History of Violence 1

On considère souvent qu’à partir de A History of Violence, David Cronenberg a changé son fusil d’épaule, évolué, changé ses préoccupations d’auteur. En réalité, il n’en est rien, A History of Violence, comme Les Promesses de l’Ombre après lui, restent des films très cohérents dans la filmographie du réalisateur. Non, pas des films fantastiques, ça, d’accord. Pas non plus d’horreur et de gore, c’est sûr. Mais les mêmes interrogations sur la nature humaine, et ici, […]


Spider

Avec ce film, David Cronenberg amorçait un virage de carrière tout en douceur. Si le film reste imprégné par ses thématiques, il en accroche une nouvelle, la psychanalyse, en oscillant entre un fantastique dissimulé et une approche stylistique qui pourrait apparaître un peu plus classique qu’à l’accoutume. Il n’en demeure pas moins que tous les détracteurs qui décidèrent de renier ce qu’ils appellent le « nouveau cinéma de Cronenberg » dès la sortie du film, doivent se sentir bien idiots après de la sortie de A Dangerous Method, qui prouve une bonne fois pour toutes que les démarches d’auteur de Cronenberg sont toujours cohérentes.


M. Butterfly 1

Adaptation d’une pièce de David Henry Hwang, elle-même adaptée de l’affaire d’espionnage impliquant Shi Pei Pu, un chanteur d’opéra pékinois, au diplomate français Bernard Boursicot, entre les années ’60 et ’80, M. Butterfly est très injustement considéré comme un film à part dans l’œuvre de David Cronenberg. Seconde collaboration entre le cinéaste torontois et Jeremy Irons, voici un film qui a (presque) toutes les caractéristiques d’une œuvre cronenbergienne.


Le festin nu 1

Exception faite de Dead Zone, les rares adaptations cinématographiques que David Cronenberg a faites étaient basées sur des livres somme toute assez mineurs. Passionné depuis toujours par la beat generation, tonton David fait le grand saut en portant à l’écran un roman qu’il adore, mais qui est réputé comme inadaptable au cinéma: Le festin nu de William S. Burroughs. Un film puissant, surpuissant même, qui suinte l’esprit beatnik et bebop de l’écriture libre de l’auteur, et qui dépasse même les limites de la création originale.