Chroniques


Ticks

Prêt pour une balade en forêt ? Vous avez pris vos insecticides ? Parce que vous allez en avoir besoin… « Ticks » (Tony Randel, 1993) débarque sur Shadowz pour le plaisir de tous les amateurs de séries B. Mais sous ses airs de film popcorn et ses créatures ragoutantes se cache quelque chose de bien plus angoissant…

Une femme tient devant elle, intriguée, un gros insecte gluant dans le film Ticks.

Deux hommes, sur le palier d'une maison en résidence pavillonnaire, vêtues d'une chemise noire, semblent prier, la main sur la poitrine, dans le film The Redeemers.

The Redeemers

On s’en est rendu compte depuis « Millenium » (Niels Arden Oplev, 2009), « Headhunters » (Morten Tyldum, 2013) ou encore « Les Enquêtes du Département V : Miséricorde » (Mikkel Norgaard, 2013), nos amis nordiques n’ont pas leur pareil pour remodeler le genre à la sauce grand froid. La plateforme Shadowz nous invite à une nouvelle déclinaison avec « The Redeemers » (Miro Laiho & Niko Kelkka, 2023), une comédie horrifique assez originale, sur le papier, pour qu’on en parle.


La Espera

La Espera (2024), le nouveau film de Francisco Javier Gutiérrez – qui avait déjà fait ses preuves sur le terrain de l’horreur – sort enfin en France par l’entremise de la plateforme Shadowz. Un retour sur ses terres andalouses qui relance tous nos espoirs placés en lui, avant sa petite incartade américaine, lors de la sortie de 3 Dias (2008).

Victor Olijo vise avec un sujet de chasse, plan de face en contre-plongée dans La Espera.

Le réalisateur Mike Schiff de The history of metal and horror pose avec Alice Cooper.

The History of Metal and Horror

Cela semble évident énoncé ainsi, mais l’horreur graphique et la musique métal ont toujours entretenu de solides affinités, même s’il n’est pas si fréquent d’entendre le vrombissement d’un riff ravageur dans les bandes originales des films de ce genre. Ce lien de parenté, exposé avec humour par Gojira lors de la cérémonie d’ouverture des JO, est débattu en long et en large par les intervenants du documentaire de Mike Schiff, The History of Metal and Horror (2022) actuellement disponible sur la plateforme Shadowz.


Men

Alex Garland renoue sa collaboration avec A24 pour son troisième long-métrage, une fantasmagorie psychologique entre beauté délirante et spasmophilie cauchemardesque. À l’image de l’antagoniste – Rory Keaner – qu’il met en scène, Men est un exercice de genre protéiforme, « un film d’horreur sur un sentiment d’horreur » ou, plus simplement, « une histoire de fantômes », comme le réalisateur l’a décrit à Entertainment Weekly. Le réalisateur d’Ex Machina (2014) et d’Annihilation (2018) livre en effet un farfelu et peu subtil pastiche de folk horror britannique qui prend une tournure surréaliste et infernale.

De l'intérieur d'un tunnel, nous voyons une silhouette de femme, les bras ballants, en contrejour ; derrière elle une forêt verte et luxuriante ; à ses pieds, une flaque d'eau qui reflète sa silhouette et la forêt ; plan issu du film Men.

Une jeune femme brune vomit dans un saladier, devant la porte ouverte de son frigo plein ; scène de nuit du film The Feast.

The Feast

Découvert lors de sa première français au PIFFF en 202 et disponible désormais sur Shadowz, The Feast (Lee Haven Jones, 2021) s’attarde sur la préparation d’un repas au sein d’une famille aisée – mais loin d’être irréprochable – venue s’isoler dans leur maison en pleine lande austère, celle du Pays de Galle. Au milieu de cette intensité toxique, la jeune Cadi (Annes Elwy) est engagée pour faire le service.  Saupoudré de dialogues en gallois, le premier long-métrage de Lee Haven Jones croise ses thématiques folk avec les codes du film d’horreur pour livrer une parabole sociologique. Cette fable scandinave nous amène à questionner une appellation récente, l’elevated horror.