Jean-Philippe Haas


A propos de Jean-Philippe Haas

Jean-Philippe est tombé dans le cinéma de genre à cause d’Eddy Mitchell et sa Dernière Séance, à une époque lointaine dont se souviennent peu d’humains. Les monstres en caoutchouc et les soucoupes volantes en plastique ont ainsi forgé ses goûts, enrichis au fil des ans par les vampires à la petite semaine, les héros mythologiques au corps huilé, les psychopathes tueurs de bimbos et les monstres préhistoriques qui détruisent le Japon. Son mauvais goût notoire lui fait également aimer le rock prog et la pizza à l’ananas. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/ris8C


Les Yeux de Feu

Classique mineur de la folk horror, « Les yeux de feu » (Avery Crounse, 1983) est unique en son genre, une œuvre née de l’esprit sincère et non formaté d’un photographe aguerri doublé d’un réalisateur débutant. Totalement en marge de l’épouvante des années quatre-vingts, le film a été restauré et ressorti pour la première fois par Severin en 2021. Invisible en France autrement qu’en VHS, il bénéficie aujourd’hui grâce à Rimini d’une belle édition Blu-ray / DVD comprenant la version cinéma et la director’s cut.

Une jeune femme rousse avec des plumes dans les cheveux, l'air débraillé, est assise contre le tronc d'un arbre sur lequel des visages semblent s'animer ; scène du film Les yeux de feu.

Plan rapproché-épaule sur le monstre de Frankenstein en noir et blanc, le regard vide, le visage éclairée par le bas par une violente lueur.

[Lecture] Le Cinéma de Frankenstein

En cinquante ans et quelques, Jean-Pierre Andrevon est devenu une institution respectée de la science-fiction française. Écrivain, critique, mais aussi animateur radio, il a marqué la littérature de l’imaginaire depuis son premier roman « Les Hommes-machines contre Gandahar » jusqu’à ce tour d’horizon consacré à Frankenstein et à sa créature, édité par Lettmotif.


Dans la poussière des étoiles

Dix ans après le premier space opera est-allemand, L’étoile du silence (Kurt Maetzig, 1960), Gottfried Kolditz réalise Signal, une aventure dans l’espace. Cette coproduction germano-polonaise contient déjà les thématiques caractéristiques qu’on retrouvera quelques années plus tard dans son second film de science-fiction, ultime production est-allemande dans le genre, Dans la poussière des étoiles.

L'équipage du film Dans la poussière des étoiles, avec leur combinaison de cuir rouge, entre dans une salle du vaisseau, les uns tous debout à côté des autres.

L'astronaute du film Eolomea regarde décoller un petit navire spatial juste devant lui.

Eolomea

Largement méconnue, la science-fiction du bloc soviétique n’a longtemps fait que de rares incursions plus ou moins notables à l’Ouest. De nombreux films sont ainsi restés inédits avant que quelques éditeurs courageux comme Artus ne se lancent dans la redécouverte de ce patrimoine par bien des aspects incontournable du cinéma mondial : on commence avec Eolomea, réalisé par Herrmann Zschoche en 1972.


Action Mutante

Produite par les frères Almodovar, cette singularité filmique espagnole connaît enfin le sort qu’elle mérite : une sortie en Blu-Ray et Blu-Ray Ultra-HD chez Le Chat Qui Fume. Comédie noire de science-fiction, dystopie déjantée, film d’action futuriste pamphlétaire… Action Mutante (Álex de la Iglesia, 1993) est tout cela à la fois et unique en son genre.

Plan d'ensemble sur les invités d'une soirée costumée, tous face à l'objectif, dans le film Action Mutante.

Un prêtre brandit un crucifix dans une église ; à ses côtés un autre prêtre apeuré en train de hurler ; scène du film Rawhead Rex le monstre de la lande.

Rawhead Rex, le monstre de la lande

Avant de connaître la célébrité en réalisant « Hellraiser » (1987), Clive Barker, outre ses activités de romancier, a exercé sa plume comme scénariste sur « Transmutations » (1985) et « Rawhead Rex » (1986) laissant à George Pavlou le soin de se coller à la réalisation de ces deux films. Déçu par le premier, Barker va néanmoins scénariser le second, convaincu par les arguments de Pavlou et n’ayant de toute manière rien d’autre à se mettre sous la dent.