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La Chute de la Maison Usher (Mini-Série)

Habitué des adaptations de Stephen King et des séries Netflix à base de fantômes, Mike Flanagan signe une nouvelle œuvre où le fantastique tient une place prépondérante mais où, avant son départ chez Amazon Prime, il tente un commentaire sur le capitalisme meurtrier. Ce n’est pas avec La Chute de la maison Usher (2023) que le cinéaste qui a osé faire une suite à un film de Kubrick arrêtera de diviser…

A une étrange soirée où tout le monde porte des casques de réalité virtuelle, une femme blonde porte une cape de chaperon rouge, et un masque de squelette ; scène de La chute de la maison Usher.

Une femme qui semble épuisée, est assise, adossée à une vieille et massive caisse en bois ; de l'eau arrive à sa poitrine ; plan issu du film Nowhere.

Nowhere

Surfant sur les festivités d’Halloween qui s’apprêtent à commencer, Netflix ajoute à son catalogue international le second film du réalisateur espagnol Albert Pinto : Nowhere (2023). Car si aux premiers abords, ce survival aquatique sans requins ou tueurs en série n’en a pas les atours, il joue habilement de quelques-unes de nos peurs contemporaines.


Run Rabbit Run

Sortie Netflix plutôt discrète, Run Rabbit Run (Daina Reid, 2023) est un petit film d’horreur psychologique australien à l’équipe et au casting majoritairement féminins. Malgré une storyline plutôt prometteuse – l’histoire aborde les sujets de la vie antérieure, de la maternité et des traumas d’enfance – le film reste dans les conventions de son genre, et peine à nous surprendre, nous posant ainsi…un lapin.

Une petite fille est en robe d'été, elle porte un masque découpé dans du papier rose, représentant un lapin de manière grossière ; derrière elle un champ et le ciel bleu ; Run Rabbit Run.

Les six héros du film Power Rangers toujours vers le futur courent devant une immense gerbe de flammes.

Power Rangers : toujours vers le futur

Inspiré par les différentes réunions des héros d’hier organisées par la concurrence (HBO Max avait en effet sorti coup sur coup une réunion Friends émouvante et une réunion Harry Potter plus opportuniste) Netflix dégaine la carte nostalgie pour un dernier tour de piste des Power Rangers (presque) originels.


Skinamarink (The House)

Projeté en avant-première en mars dernier dans le cadre du festival Offscreen à Bruxelles, ce premier long-métrage expérimental du jeune réalisateur canadien Kyle Edward Ball nous plonge tout droit dans les profondeurs sinistres d’un cauchemar d’enfant. Si vous avez peur du noir, passez définitivement votre chemin…

Gros plan à ras du sol, dans un ton sépia rouge, sur deux pieds en chaussette qui avancent sur de la moquette ; plan issu du film Un petit garçon vu de dos est assis en tailleur au bout d'un couloir, baigné dans un noir et blanc qui vire vers le bleu ; plan du film Skinamarink.

Dans l'atelier de ce dernier, Gepetto affute ses outils pendant que Pinocchio lui touche le bout du nez pour le taquiner.

Pinocchio

Attendu pour le 9 décembre sur Netflix et présenté au Festival Lumière en avant-première, Guillermo Del Toro nous gratifie avec son Pinocchio de son second film de l’année après Nightmare Alley. En germe depuis plus de 10 ans, cette nouvelle itération du conte de Carlo Collodi – co-réalisée avec Mark Gustafson – est une évidence pour le cinéaste mexicain. En s’appropriant le mythique pantin rêvant de devenir un vrai petit garçon, dans une inclusion absolue avec sa riche filmographie, le réalisateur signe un conte merveilleux, antifasciste, tout en étant très intime, et entend bien montrer – même sur une plateforme – de quel bois il se chauffe.