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Run Rabbit Run

Sortie Netflix plutôt discrète, Run Rabbit Run (Daina Reid, 2023) est un petit film d’horreur psychologique australien à l’équipe et au casting majoritairement féminins. Malgré une storyline plutôt prometteuse – l’histoire aborde les sujets de la vie antérieure, de la maternité et des traumas d’enfance – le film reste dans les conventions de son genre, et peine à nous surprendre, nous posant ainsi…un lapin.

Une petite fille est en robe d'été, elle porte un masque découpé dans du papier rose, représentant un lapin de manière grossière ; derrière elle un champ et le ciel bleu ; Run Rabbit Run.

Quatre chasseurs traversent le désert en voiture, hilares, dans le film Wake in Fright.

Wake in Fright

1971. Ted Kotcheff réalise son œuvre maitresse. Wake in Fright. Adaptation dérangeante du livre de Kenneth Cook, à la limite du supportable. Errance, vacuité et ivresse. Coup de projecteur sur la plus aigre gueule de bois de l’histoire du cinéma dont on vous parle dans le cadre de notre calendrier de l’avent, car oui, le film se déroule à Noël. 


Une jeune femme brune à la peau pâle, les yeux rougis par l'épuisement et le désespoir, nous regarde droit dans les yeux ; des éclaboussures de sang tâchent son visage ; plan issu du film The Nightingale.

The Nightingale

On avait fait la rencontre du cinéma de Jennifer Kent via un premier film saisissant, Mister Babadook (2014) un film d’horreur aussi brillant dans son approche des codes, que dans sa façon de les ré-inventer. Le nom de sa réalisatrice s’était alors ajouté à la liste des « cinéastes à suivre ». Pourtant, son deuxième film, The Nightingale (2018) auréolé d’un prix (et d’une polémique) à Venice n’aura pas trouvé les grâces des distributeurs français. Cette œuvre essentielle, rageuse, peut-être l’une des plus puissantes des dernières années, nous parvient donc seulement, trois ans après sa réalisation, en VOD et vidéo via Condor Entertainment. Faire le constat qu’une telle pièce de cinéma ait pu en être privé ne peut que laisser songeur.


Long Weekend

En bons archéologues d’un cinéma hors-norme, Le Chat Qui Fume nous gratifie d’une édition vidéo de Long Weekend de Colin Eggleston, ressorti en salles par Solaris Distribution en 2019. Un film-fleuron de l’ozploitation, longtemps invisible et relativement méconnu chez nous, dans lequel les forces de la Nature sont toutes griffes dehors.

Portrait d'un koala sur un bambou dans le film Long weekend.

Au coeur du désert, une maison sur la quelle est taggé en rouge la phrase Go home or burn in hell, scène du film Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds.

Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds

L’éditeur Le Chat qui Fume exhume le premier long-métrage de Alex Proyas, Spirits of the Air, Gremlins of the Clouds, cinéaste greco-australien qui, avec cet essai inaugural, proposait déjà toute la quintessence d’un cinéma à la mise en scène inspirée et incarnée. Un génie flamboyant qui se sera perdu et dévoyé par les affres du temps, de l’appât de l’argent, de coups du destin et surtout… D’un redoutable Hollywood. I believe I can fly La […]