Festivals


Résurrection

Film-ovni, à la fois hommage et adieu possible au septième art, « Resurrection » (Bi Gan, 2025) est d’abord une expérience sensorielle radicale, de nature à désorienter. En traversant un siècle de cinématographe, Bi Gan compose moins un récit qu’une vaste rêverie réflexive, où le cinéma s’examine lui-même, traverse ses propres formes et place le spectateur face à son regard. Une œuvre singulière, profondément fascinante.

Un jeune homme, debout, tête baissée, sur une balustrade dans un vaste hangar désaffecté ; il est éclairé par une lumière bleue et blanche venant du toit en mauvais état ; plan issu du film Résurrection.

Jorma Tommila, de la boue sur le visage, tient deux mitraillettes dans ses mains, avançant dans un couloir sombre ; scène du film SISU : ROAD TO REVENGE projeté au PIFFF 2025.

[Carnet de bord] PIFFF 2025 • Jours 1 et 2

Quatorze ans cette année pour le PIFFF, Paris International Fantastic Film Festival, qui revient une fois de plus tâcher de sang la grisaille parisienne. Et comme depuis 9 ans maintenant, c’est au sublime Max Linder Panorama que ça se passe, du 10 au 16 décembre. Cette année, Fais pas Genre emporte son carnet de bord pour suivre cette nouvelle édition. 


[Entretien] Michael Ironside, légende du cirque

De toutes les personnalités avec qui l’on a eu l’occasion de s’entretenir jusqu’alors sur Fais pas Genre, Michael Ironside est certainement celui qui s’apparente le plus à ce qu’on appelle communément une légende. Si cet acteur a marqué notre génération de cinéphiles, c’est – fait notoire – essentiellement dans des seconds rôles marquants voir cultes, dans des films qui le sont tout autant : de « Scanners » (David Cronenberg, 1981) à « Top Gun » (Tony Scott, 1986) en passant par « Total Recall » (Paul Verhoeven, 1990) et « Starship Troopers » (Paul Verhoeven, 1997). Une carrière difficile à résumer à ces quatre rôles puisque le bonhomme a oeuvré sur plus de 300 films dont récemment le très fun « Turbo Kid » (RKSS, 2015). S’il était impossible de revenir en détails sur l’ensemble de sa carrière à moins de l’accaparer pendant quatorze heures, il a accepté de se livrer sans filtre sur son expérience au sein de l’industrie cinématographique qu’il appelle « le cirque ».

Michael Ironside dans Scanners de David Cronenberg

Un personnage à tête de carton dans Schirkoa, dans une rue de nuit, prêt à fuir, un genou au sol.

Schirkoa

Schirkoa (2024, Ishan Shuckla), ayant fait sensation lors du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg l’année dernière, est proposé en Blu-Ray avec quelques bonus par Blaq out. L’occasion de revenir sur une œuvre d’autant plus intrigante que son visionnage pénible permet d’en ressortir quelques éléments de fond intéressant…