Martin Courgeon


A propos de Martin Courgeon

Un beau jour de projection de "The Room", après avoir reçu une petite cuillère en plastique de plein fouet, Martin eu l'illumination et se décida enfin à écrire sur sa plus grande passion, le cinéma. Il est fan absolu des films "coming of age movies" des années 80, notamment ceux de son saint patron John Hughes, du cinéma japonais, et de Scooby Doo, le Film. Il rêve d'une résidence secondaire à Twin Peaks ou à Hill Valley, c'est au choix. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riwIY


Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff

Le descendant du diabolique Zaroff se bat contre ses propres démons et les tendances sadiques de sa lignée. Voilà en somme le programme de cette revisite Bis, horrifique et érotique du classique américain des années trente, proposé dans une restauration en 4K par le Chat Qui Fume.

Une femme blonde gît dans une grange plongée dans la pénombre, seule la lumière de la lune vient éclairer le visage et la poitrine ensanglantée de la victime, scène du film Les week-ends maléfiques du Comte Zaroff.

Sur fond noir, deux mains de femmes attrapent les reins d'un dos d'homme sur lequel est tatouée une divinité japonaise, plan d'un film pinku eiga.

Pinku Eiga, des roses et des épines

Genre emblématique du cinéma alternatif japonais l’appellation Pinku Eiga désigne depuis les années soixante le cinéma érotique nippon. Ce cinéma d’exploitation, à petit budget est cependant loin d’être monolithique. Permettant à toute une nouvelle génération d’artiste de débuter et de s’exprimer librement, l’histoire du Pinku Eiga est émaillé de véritables œuvres politiques et avant-gardistes. Ce sont cinq de ces films hors-normes que proposent Carlotta dans son coffret Blu-Ray et DVD « 5 Pink Films ».


Dans une forêt, Sarah Giraudeau est assise devant Nicolas Duvauchelle qui la tient dans ses bras, tous deux regardent d'un air las dans une direction opposée, lui à gauche, elle à droite, scène du film Les envoûtés.

Les Envoûtés

Une pigiste en manque de liquidités accepte de couvrir pour son journal un sujet impliquant des apparitions fantomatiques de personnes récemment décédées. Ce petit boulot « simple » s’avère beaucoup plus complexe prévu. L’intrusion du fantastique dans les Pyrénées, c’est le programme de ces Envoûtés (Pascal Bonitzer, 2018) édités en DVD par ESC Distribution.


Brumes de Chaleur

L’Etrange Festival proposait cette année de (re)découvrir trois perles rares de Seijun Suzuki avec sa Trilogie Taisho. Deuxième film du triptyque, Brumes de Chaleur (Seijun Suzuki, 1981) narre les mésaventures de Matsuzaki. Dramaturge, il rencontre dans la rue Shinako, une femme bien mystérieuse. Piégé entre cette femme insaisissable dont il tombe amoureux et son client, qui s’avère être le mari jaloux de Shinako, un voyage surréaliste dans une station thermale attend ce pauvre Matsuzaki…

Une geisha se tient debout près d'un mur sur lequel est peinte une estampe représentant la tête d'une geisa décapitée, scène du film Brumes de chaleur.

Le couple de héros de Tezuka's Barbara, lui en costume et lunettes noires sur le nez, elle en veste en jean et cheveux blonds décolorés, posent tous deux dans leur chambre-garage bordélique, regard caméra.

Tezuka’s Barbara

Adaptation d’un court manga d’Osamu Tezuka, Barbara (Makoto Tezuka, 2020) est une femme visiblement à domicile variable, énigmatique, portée sur l’alcool, inconvenante. Mais, pour le meilleur et surtout pour le pire, elle s’avère être la parfaite muse pour un auteur dépressif en manque d’inspiration.