Kévin Robic


A propos de Kévin Robic

Kevin a décidé de ne plus se laver la main depuis qu’il lui a serré celle de son idole Martin Scorsese, un beau matin d’août 2010. Spectateur compulsif de nouveautés comme de vieux films, sa vie est rythmée autour de ces sessions de visionnage. Et de ses enfants, accessoirement. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/rNJuC


Nowhere

Surfant sur les festivités d’Halloween qui s’apprêtent à commencer, Netflix ajoute à son catalogue international le second film du réalisateur espagnol Albert Pinto : Nowhere (2023). Car si aux premiers abords, ce survival aquatique sans requins ou tueurs en série n’en a pas les atours, il joue habilement de quelques-unes de nos peurs contemporaines.

Une femme qui semble épuisée, est assise, adossée à une vieille et massive caisse en bois ; de l'eau arrive à sa poitrine ; plan issu du film Nowhere.

Meurtre dans un jardin anglais

Jeu de faux semblants sur fond de luttes des classes, Meurtre dans un jardin anglais (Peter Greenaway, 1982) ressort dans une très belle édition blu-ray signée Le Chat qui fume, qui semble vouloir réhabiliter ce long-métrage trop souvent ignoré… Une magnifique copie restaurée en 4K où brille un film fondamentalement pictural.


En Eaux très Troubles

Amateurs d’attaques de requins géants sans hémoglobine : Jason Statham est de retour pour marave du squale à mains nues ! Bigger and louder, comme le veut l’adage quand on parle de suite, ce nouveau film sino-américain pourrait être le plus gros doigt d’honneur fait à la communauté scientifique internationale. Warner Bros sort sa plus belle calculette, les paléontologues sont en PLS et Hollywood continue de tourner en rond… Critique d’En eaux très troubles (Ben Wheatley, 2023).

Une silhouette en gilet de sauvetage jaune, vue en plongée, s'apprête à être dévoré par l'immense gueule de mégalodon qui va surgir de l'eau dans le film En eaux très troubles.

Vu à travers la lunette du sniper, un vieil homme vu de profil, la tête baissée, dans le film La cible.

La Cible

Comme beaucoup de ses collègues du Nouvel Hollywood, Peter Bogdanovich aura commencé sa carrière chez Roger Corman. Et avec La Cible (1968), celui qui allait réaliser quelques années plus tard La Dernière Séance (1971) réussit à dépasser sa condition d’œuvre mal produite et propose un film certes imparfait, certes schizophrène, mais incroyablement fascinant…


Le Cercle Infernal

Dans une décennie marquée par un renouveau du cinéma d’épouvante américain quelques productions européennes auront su se faire une place de choix dans le cœur des amateurs de pelloches horrifiques. C’est le cas de ce Cercle infernal (Richard Loncraine, 1977), porté par la grande Mia Farrow, qui ressort cet été dans une belle édition Blu-ray UltraHD signée Le Chat qui fume.

Plan rapproché-taille, issu du film Le cercle infernal, sur Mia Farrow, assise sur un vieux fauteuil dans un fauteuil sombre, qui observe en notre direction avec un regard fantomatique.

Le visage de Tobey Maguire, songeur, ressort d'une foule de visages en chapeaux, comme s'il était éclairé particulièrement par le soleil ; plan issu du film Chevauchée avec le diable.

Chevauchée avec le diable

Avant Tigre et Dragon (2000), Hulk (2003), Le Secret de Brokeback Mountain (2005) ou L’Odyssée de Pi (2012), Ang Lee proposait Chevauchée avec le Diable (1999), une grande fresque historique retraçant les heures sombres de la guerre de Sécession. Film sabordé par Universal Studios en son temps et qui nous revient aujourd’hui dans une édition concoctée par Elephant films. L’occasion de redécouvrir cette pépite méconnue du cinéaste taïwanais…