blu ray


La Furie des Vampires

Parmi les nombreux plaisirs coupables dont peut jouir l’amateur de bis, il y a les films où Jacinto Molina Álvarez, alias Paul Naschy, tient le haut de l’affiche. S’ils ne sont pas tous mémorables et sont souvent réalisés avec des bouts de ficelle, ils contiennent toujours ce qu’il faut d’action, de sang et d’érotisme. La furie des vampires (León Klimovsky, 1971), proposé ici en deux versions par Rimini Editions, ne déroge pas à la règle et nous rappelle ce qu’était le cinéma d’horreur espagnol au début des années soixante-dix.

Gros plan sur Paul Naschy en loup-garou dans La Furie des Vampires.

Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Un jeune homme en veste rouge est endormi dans un bois, sous un ciel violacée très apaisant ; plan issu du film Rêves sanglants.

Rêves sanglants

Rimini Editions nous propose une restauration en Blu-Ray d’une pépite de l’horreur, « Rêves sanglants » (Roger Christian, 1982), qui précède « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984) sur la question d’insuffler l’horreur dans les rêves et la relation complexe mais intrinsèque entre la cauchemardesque réalité et le confort morbide des rêves.


Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Trois hommes, sur une scène avec des rideaux oruges, découpent le corps d'une femme posée sur une table en bois ; scène du film Blood Feast.

Blood Feast

Début juillet est sortie une édition collector chez ESC de « Blood Feast » (1963, Herchell Gordon Lewis) l’occasion de revenir sur le « premier film gore de l’histoire du cinéma », qui en vient à re-questionner la place laissée à l’infusion de sang dans une période post-Code Hays.