Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


Des fleurs pour un espion

Plongée dans l’Euro Spy, genre d’exploitation on ne peut plus opportuniste surfant sur la James Bond mania des années 60, grâce à la sortie en DVD chez Artus Films de Des fleurs pour un espion réalisé par le roublard Umberto Lenzi en 1966. Critique d’un long-métrage bis certes, mais qui n’a peut-être pas tant à rougir de la comparaison avec son illustre modèle.

Au pied d'un lit, une femme attachée et bâillonnée regarde avec espoir un téléphone rouge, à quelque mètres d'elle ; scène du film Des fleurs pour un espion.

Plan rapproché-épaule sur Franco Nero, les larmes aux yeux, dans Le Témoin à abattre.

Le Témoin à abattre

La collection Make My Day ! de Studio Canal accueille un nerveux rejeton : l’Italien Le Témoin à abattre d’Enzo G. Castellari (1973), œuvre charnière du genre méconnu en France, le poliziottesco. Critique.


Emmanuelle

Phénomène de société, film érotique dépassé, évocation bien sentie des affres de l’amour libre, mythe désuet ou au contraire légende méritée ? Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin est un peu de tout ça : critique à l’occasion de la sortie d’un director’s cut remasterisé chez Studio Canal.

Un pied posé sur le meuble devant elle, Sylvia Krystel est assise dans une pièce qui ressemble à une loge, avec un grand miroir ; elle porte une simple robe légère dévoilant ses jambes ; plan du film Emmanuelle réalisé par Just Jaeckin.

Trois mignons - créatures minuscules horribles et chauves - regardent vers le plafond ; près d'elles, sur le plancher, à leur pied, un livre ouvert qui permet de constater à quel point les mignons sont petits ; plans du film The gate.

The Gate

Le Chat qui Fume est allé chercher dans les glorieuses eighties l’ancêtre des Stranger Things et consorts : en Blu-Ray édition limitée à 1000 exemplaires sort The Gate (1987) de Tibor Takacs, l’épopée compliquée d’ados contre une libération de forces démoniaques. Critique.


La bête tue de sang froid

Quoi de mieux qu’un rape and revenge pour habiter un couvre-feu qui pourra sembler long à certains d’entre nous ? Le Chat qui Fume a pensé à nos âmes esseulées et sort en Blu-Ray un classique de l’exploitation des 70’s, La bête tue de sang-froid (1975) réalisé par Aldo Lado.

L'acteur Enrico Maria Salerno braque son fusil sur sa victime à terre, derrière lui un ciel brumeux et un arbre chétif dans le film La bête tue de sang froid.

Un homme vu de dos, contemple debout une montage enneigée, dans sa main gauche il tient une malette de médecin, dans la main droite un fusil, scène du film Poursuites dans la nuit.

Poursuites dans la nuit

Mis à l’honneur par Rimini Editions, Jacques Tourneur jette sa caméra dans les « Alpes américaines » pour un film noir loin d’être blanc comme neige : critique de Poursuites dans la nuit (1956) avec Aldo Ray, la trogne Brian Keith et la sublime Anne Bancroft.