Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


La Trilogie du Milieu

Le polar-spaghetti est mis en ébullition par Elephant Films qui é, dite en Blu-Ray la Trilogie du Milieu de Fernando Di Leo : Milan Calibre 9 (1972), Passeport pour deux tueurs (1972), et Le boss (1973), ou trois exemples typiques du poliziottesco, le « néo-polar » droitard de l’Italie des années de plomb. Trois souvenirs de la bassesse Beaucoup de choses peuvent être dites de Quentin Tarantino. Unanimement ou presque reconnu lors de ses tout premiers efforts […]

Plan rapproché-épaule sur le visage fermé de Gastone Moschin, revolver dans la main, issu du film de la Trilogie du Milieu Milan Calibre 9.

Sur les rives de la Loire, un pont d'Orléans en arrière-plan, Yves Montand dégaine son revolver, prêt à tirer dans le film Police Python 357.

Police Python 357

Diffusé sur C8 ce dimanche 21 mars 2021 à 21h, Police Python 357 (1976) assoit Alain Corneau comme le nouveau représentant du polar français peu de temps après la mort de son maître absolu, Jean-Pierre Melville. Fais Pas Genre saisit la balle au vol, et vous livre une critique d’une œuvre désespérée et rêche, portée par un casting de haut rang. Aussi belle qu’une balle Le 2 août 1973, Jean-Pierre Melville passe ad patres après […]


Meurtre

Studio Canal fait la lumière sur un des premiers méfaits parlants de Sir Alfred Hitchcock, Meurtre, tourné en 1930 : critique d’une œuvre de jeunesse, imparfaite, mais déjà si représentative des talents d’un maître. Mourir sur scène Vous avez déjà entendu parler d’Alfred Hitchcock ? Ce monsieur avec un certain embonpoint, une bouille de bonhomme anglais circonspect, le regard imperturbable, flegmatique face à la mort et la violence même, s’en amusant au débotté… Un des […]

Plan d'ensemble sur une vaste cellule de prison, en pierre ; un homme et une femme se font face d'un bout à l'autre d'une table exagérment longue ; scène du film Meurtre de 1930.

Au pied d'un lit, une femme attachée et bâillonnée regarde avec espoir un téléphone rouge, à quelque mètres d'elle ; scène du film Des fleurs pour un espion.

Des fleurs pour un espion

Plongée dans l’Euro Spy, genre d’exploitation on ne peut plus opportuniste surfant sur la James Bond mania des années 60, grâce à la sortie en DVD chez Artus Films de Des fleurs pour un espion réalisé par le roublard Umberto Lenzi en 1966. Critique d’un long-métrage bis certes, mais qui n’a peut-être pas tant à rougir de la comparaison avec son illustre modèle.


Le Témoin à abattre

La collection Make My Day ! de Studio Canal accueille un nerveux rejeton : l’Italien Le Témoin à abattre d’Enzo G. Castellari (1973), œuvre charnière du genre méconnu en France, le poliziottesco. Critique.

Plan rapproché-épaule sur Franco Nero, les larmes aux yeux, dans Le Témoin à abattre.

Un pied posé sur le meuble devant elle, Sylvia Krystel est assise dans une pièce qui ressemble à une loge, avec un grand miroir ; elle porte une simple robe légère dévoilant ses jambes ; plan du film Emmanuelle réalisé par Just Jaeckin.

Emmanuelle

Phénomène de société, film érotique dépassé, évocation bien sentie des affres de l’amour libre, mythe désuet ou au contraire légende méritée ? Emmanuelle (1974) de Just Jaeckin est un peu de tout ça : critique à l’occasion de la sortie d’un director’s cut remasterisé chez Studio Canal.