Enzo Durand


A propos de Enzo Durand

Grand lecteur de Stephen King, Enzo s'attèle à disséquer les nombreuses adaptations du maître de l'horreur, de Brian De Palma à Mike Flannagan, en passant par Tobe Hooper et Franck Darabont. Ce qui le passionne le plus, c'est de se plonger au cœur des œuvres les plus méconnues du grand public, que ce soit des adaptations de Carrie en comédie musicale ou des remakes indiens non officiels.


Creepshow – L’Intégrale

Creepshow, c’est d’abord un fantasme cinéphile devenu réalité : la collision parfaite entre deux figures majeures de la satire horrifique américaine. D’un côté, George A. Romero, pape du film de zombies et maître des paraboles sociales déguisées en cinéma de genre, et de l’autre Stephen King, conteur populaire des terreurs ordinaires, qui troque ici la machine à écrire pour une machine à remonter le temps, direction la grande époque du comic book horrifique.

Le gardien de la crypte de la série Creepshow, squelette portant une robe à cape comme celle des moines.

Cleo Diára et Sérgio Coragem à l'arrrière d'une voiture, en pleine discussion dans le film Le rire et le couteau.

Le rire et le couteau

Depuis « L’Usine de Rien » (2017) on attendait avec impatience le retour de Pedro Pinho, cinéaste portugais qui s’intéresse à la décolonisation et aux ravages du capitalisme. Avec son nouveau long-métrage de 3h30 qui alterne les genres, les thèmes et les ambiances différentes, il s’intéresse au destin de Sergio, un portugais, qui voyage en Afrique de l’Ouest. « Le rire et le couteau » est un film-fleuve, presque monde, qui nous embarque dans la douce épopée d’un homme qui cherche sa place.


La Ruée vers l’or

Il y a tout juste cent ans, jour pour jour, « La Ruée vers l’or » était projeté pour la première fois au Grauman’s Egyptian Theatre de Los Angeles. Considéré comme l’un des films les plus emblématiques de Charlie Chaplin — et plus précisément de son alter ego Charlot — il demeure pourtant, paradoxalement, l’un de ses films les plus insaisissables.

Charlot assis dans une grange, transi de froid, portant son chapeau et un manteau, avec de la neige dessus ; scène du film La ruée vers l'or.

Chuck pensif devant un grand néon rose et bleu ; scène de nuit du film Life of Chuck.

Life of Chuck

Mike Flanagan continue de creuser son sillon dans l’œuvre de Stephen King avec « Life of Chuck », adaptation étonnamment méditative d’une nouvelle peu connue de l’auteur, pourtant l’un des plus adaptés — et les plus lus — du genre horrifique. Un projet inattendu, où l’horreur cosmique ne fait pas tant peur qu’elle donne à penser. Attention fin du monde et spoilers à venir.


You’ll never find me

Josiah Allen et Indianna Bell ne nous sont pas inconnus. Leurs précédents courts-métrages venus d’Australie avaient déjà su capter l’attention par une maîtrise notable du huis clos, une utilisation très précise du sound design, et des dialogues oscillant entre légèreté trompeuse et tension palpable. Avec You’ll Never Find Me, leur premier long-métrage — proposé en exclusivité sur Shadowz et projeté au Méliès de Montreuil avec une présentation de votre serviteur samedi 24 mai 2025 — les deux cinéastes reprennent les ingrédients qui ont fait leur singularité mais les développent avec une ampleur nouvelle. Attention spoilers.

Le visage d'Elena Carapetis cachée derrière un volet, en clair obscur, dans le film You'll never find me.

The Monkey

The Monkey

Dans notre bilan 2024 des séquences qui ne font pas genre, nous mettions en évidence le fait que Longlegs commence par une séquence à « hauteur d’enfant ». Une mise en scène loin d’être anodine, tant toute la filmographie du cinéaste tourne autour de l’enfance et du mal que peuvent transmettre les parents (l’abandon d’Hansel et Gretel, les parents dans Longlegs). Avec The Monkey, le réalisateur adapte une nouvelle de Stephen King, l’auteur d’horreur s’étant le plus souvent placé à cette hauteur d’enfant, qui parle tout autant de peurs enfantines – un jouet meurtrier – que d’héritage parental difficile à assumer.