Entretiens

Avant de s’appeler « Fais pas Genre » on s’appelait « Intervista » et intervista ça veut dire Interview. C’est donc ici que vous trouverez nos interviews, entretiens ou compte rendus de masterclass.


[Entretien] Guillaume Nicloux, Regarder la peur

Le cinéma de Guillaume Nicloux nous a toujours beaucoup intéressé pour sa manière de voyager à travers les genres les plus divers, du polar au film historique en passant par le mélodrame et le film de guerre. Le voilà de retour avec un film d’horreur au pitch claustrophobe et ultra séduisant qui nous a surtout frappé par sa noirceur et sa construction cauchemardesque. Il nous semblait nécessaire de revenir avec lui sur cette Tour, même s’il n’est pas du genre à chercher l’explication de ses propres essais…


Mima, l'héroïne du film Perfect Blue, est allongée torse nu sur un par terre de fleurs, pour le livre sur le cinéma d'animation japonais de Nathalie Bittinger.

[Entretien] Nathalie Bittinger, Au Pays des Merveilles

Après avoir inventorier les cinémas chinois et étudier le cas Ang Lee, Nathalie Bittinger poursuit son exploration du continent asiatique. Avec Au pays des merveilles, elle examine cette fois le cinéma d’animation japonais et en révèle toute sa richesse dans un ouvrage généreux et accessible.


[Entretien] Lucile Hadzihalilovic, logique de la sensation

Cinéaste majeure mais encore malheureusement trop confidentielle, Lucile Hadzihalilovic revient ce mercredi sur nos écrans avec son troisième long-métrage, l’envoutant Earwig. Conte macabre autant qu’échappée mentale, presque psychédélique, il tient toutes les promesses de ses précédents essais, et s’impose comme le premier rendez-vous clé de notre année 2023. Nous avons pu nous entretenir longuement avec la cinéaste, où il est question de la création de ce magnifique nouveau film, mais aussi de son cinéma en général, et sa place singulière dans le paysage cinématographique européen.

Dans un clair-obscur jauni, on installe un vieil appareil dentaire à la jeune Earwig de Lucile Hadzihalilovic.

[Entretien] Patricia Mazuy, la sauvagerie en héritage

En l’espace de six long-métrages et d’un téléfilm culte, émaillés depuis plus de trente ans dans le paysage cinématographique français, la cinéaste Patricia Mazuy n’a eu de cesse, en passant de genres en genres, de cultiver son style : celui d’un cinéma incandescent et électrique, toujours intense. Puisant entre autres dans le western, sa mise-en-scène est celle de la furia tapie dans le cœur et l’âme. La réalisatrice s’attache à dépeindre la sauvagerie naissante chez ses personnages, les frères de Peaux de vaches, les adolescents de Travolta et moi, Gracieuse dans Sports de filles ou encore Paul Sanchez dans le film éponyme pour ne citer que quelques exemples. Avec son nouveau long-métrage, Bowling Saturne, elle signe un des films les plus saisissants de l’année 2022 qui s’achève, un « thriller féroce » et viscéral, sans concession, porté par une confrontation mythologique entre frères, et d’un lieu iconique, des entrailles d’où naissent le mal.


[Entretien] Jean-Pierre Jeunet & Marc Caro, à la bonne franquette

Le Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg a accueilli le duo Jean-Pierre Jeunet / Marc Caro pour présenter la version restaurée de La Cité des Enfants perdus (1995) en première mondiale. Entretien fleuve avec deux monuments du cinéma de genres français, au croisement entre steampunk et franchouillardise.

Les trois scientifiques fous du film Les enfants de la cité perdue de Jeunet & Caro, dans leur labo, guettent quelque chose

Samuel Le Bihan et Marc Dacascos regardent l'objectif avec un ciel ombragé et la plaine du Gévaudan en arrière-plan ; ils portent un foulard et un chapeau qui couvrent leurs visages et ne dévoilent que leurs yeux ; affiche du film Le pacte des loups de Christophe Gans.

[Entretien] Christophe Gans, le chimiste fou

Invité d’honneur du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2022, nous avons rencontré Christophe Gans pour parler yakuza, jeux vidéo et écologie — un pot au feu bouillonnant, à l’image du cinéaste. L’occasion parfaite de poursuivre notre état des lieux des cinémas de genres français.