Elie Katz


A propos de Elie Katz

Scénariste fou échappé du MSEA de Nanterre en 2019, Elie prépare son prochain coup en se faisant passer pour un consultant en scénario. Mais secrètement, il planche jour et nuit sur sa lubie du parfait film d'action. Qui sait si son obsession lui vient d'une saga Rambo vue trop tôt, s'il est encore en rémission d'un high-kick de Tony Jaa, d'une fusillade de John Woo ou d'une punchline de Belmondo ? Quoi qu'il en soit, évitez les mots « cascadeurs français » et « John Wick 4 » près de lui, on en a perdu plus d'un. Dernier signalement : on l'aurait vu sur un toit parisien, apprenant le bushido aux pigeons sur la bande-son de son film préféré, Ghost Dog de Jim Jarmusch. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/riGco


[Entretien] Jude Poyer, au coeur de l’action

Entretien avec Jude Poyer, créateur d’action et coordinateur de cascades que l’on connait notamment pour sont travail auprès de Gareth Evans et qui offre son savoir faire aux démentes séquences d’action de Farang (Xavier Gens) actuellement en salles.

Contre-plongée sur un homme s'apprêtant à fracasser le crâne d'un autre sur une table de billard ; le plan est baigné dans une lumière de néons roses et violets ; issu du film Farang, supervisé par Jude Poyer.

Quatre gangsters sont accroupis sur le macadam, armes au poing, prêt à tirer sur la police, dans le film Section de choc.

Section de Choc

Un genre ne meurt jamais vraiment. Né d’une tentative, grandissant d’un succès, s’affirmant d’un chef-d’oeuvre, il s’épuise de copies et de parodies jusqu’à perdre son audience et ses financements ou évolue vers de nouveaux horizons. Mais tant qu’il y a quelqu’un pour s’en souvenir, pour s’en inspirer ou pour perpétuer sa présence dans nos esprits ou sur nos écrans comme une secte dédiée à un dieu ancien, le genre persiste. Voilà que nos camarades cultistes du Chat qui Fume ressortent en blu-ray « Section de Choc », un poliziottesco de Massimo Dallamano. L’occasion d’en dire un peu plus sur cette branche oubliée du polar italien qui a secoué le cinéma des années 70.


Genndy Tartakovsky, de Cartoon Kid à Cartoon King

Du Laboratoire de Dexter, en passant par les Super-Nanas, Clone Wars, Samurai Jack et plus récemment l’excellente série Primal : Genndy Tartakovsky, c’est tous nos rêves d’enfants les plus fous, magistralement mis en images dans une cavalcade d’hommages aux cinémas de genres. Alors que sort sa dernière série, Unicorns : Warrior Eternal, nous nous devions de dire quelques mots sur cette légende vivante de l’animation.

Portrait de Genndy Tartakovsky à sa table de travail, sur sa palette graphique.

Deux mousquetaires en longue cape à capuche se battent sur le parvis d'une cathédrale dans le film Les trois mousquetaires d'Artagnan.

Les Trois Mousquetaires : D’Artagnan

Sonnez le tocsin, sortez les collants et calmez Stéphane Bern, voici le grand retour du cinéma de cape et d’épée. Tout les cinéastes et producteurs amateur de films historiques et/ou d’action en rêvait sans en avoir les moyens et voilà que le bon seigneur Seydoux gracie la plèbe d’un diptyque sur le quatuor à moustaches.


John Wick : Chapitre 4

John Wick : Chapitre 4, film événement, film rendez-vous. Rares sont les projets qui respectent autant cette promesse que la saga de Keanu Reeves et Chad Stahelski. En seulement 9 ans d’existence et déjà 4 opus, le chemin de croix de John Wick nous aura non seulement amené quatre occasions de s’émouvoir d’artistiques massacres mais se sera aussi consacré comme la référence du genre, un temple du combat où se rencontrent castagneur/euses d’hier et de demain, d’ici et d’ailleurs. Alors oui, quand l’homme en noir rouvre les portes de son dojo, c’est un rendez-vous à ne pas manquer : retour sur une sublime messe de l’action, sans trop en dire.

John Wick traverse l'allée entre les chaises en bois d'une grande église, éclairée de très nombreuses bougies ; plan issu du film John Wick : Chapitre 4.

Plan rapproché-épaule sur un Alain Delon pensif, dans la rue, tandis qu'une silhouette d'homme s'éloigne de lui au loin, issu du film Big Guns.

Big Guns

Un assassin retraité. Une organisation criminelle qui s’attaque à ses proches par erreur. L’assassin qui rengaine pour tous les tuer. Keanu Reeves ? Non. Alain Delon. Dans un film italien sorti en 1973. Énorme. Mais si l’histoire se souviendra à jamais des John Wick de Chad Stahelski (si si, vous verrez), elle a oublié les impressionnantes scènes d’action, pionnières du genre, du Big Guns de Duccio Tessari. Car malgré tous ses efforts, Tony Arzanta (titre original) est un John Wick manqué, rejeton d’un réalisateur téméraire et d’un comédien trop grand pour son bien, à l’époque la plus débridée du cinéma italien. A l’occasion de sa ressortie en salles le 15 février dernier dans une version restaurée en 4K, retour sur un projet amoureux de cinéma s’abandonnant à son désir d’impressionner..