Archives de l’année : 2025


Banger

Dire qu’on attendait beaucoup de « Banger » (So Me, 2025), sorti sur Netflix, serait exagéré, mais on pouvait tout de même s’attendre à une partie de rigolade à la mode de chez nous, avec un Vincent Cassel des grands jours. Que nenni, le néo-cinéaste s’employant, minute après minute, à rendre son film le plus soporifique possible…

Vincent Cassel aux platines dans le film Banger, plongé dans un éclairage bleu, en contre-plongée.

L'adolescent Jamie, debout, toise sa psychologue assise face à lui, dans une large salle de réunion.

Adolescence (mini-série)

C’est la série dont tout le monde a parlé depuis sa sortie à la mi-mars sur Netflix : Adolescence (Jack Thorne & Stephen Graham, 2025) a tout bonnement pris de court à peu près tout le monde pour devenir l’égale des plus gros hits de la célèbre plateforme. Tour de force technique doublé d’une réflexion subtile sur la masculinité toxique, la mini-série nous aura laissés bouche bée.


La Résidence

Scénariste et réalisateur pour la télévision espagnole, Narciso « Chicho » Ibáñez Serrador a plusieurs fois taquiné le grand écran avec succès. Si Les révoltés de l’an 2000 (1976) constitue son œuvre la plus aboutie et la plus célébrée, il serait impensable de ne pas évoquer La résidence (1969), sorte de giallo à tendance slasher mâtiné d’une atmosphère gothique à la Hammer Films. Grâce à l’éditeur Sidonis Calysta, il est désormais possible de savourer ce petit bijou dans une version entièrement restaurée.

Plan d'ensemble sur un dîner, dans une vieille salle aux piliers anciens, semble-t-il dans un château, où on ne trouve que des femmes, dans le film La résidence.

The Monkey

The Monkey

Dans notre bilan 2024 des séquences qui ne font pas genre, nous mettions en évidence le fait que Longlegs commence par une séquence à « hauteur d’enfant ». Une mise en scène loin d’être anodine, tant toute la filmographie du cinéaste tourne autour de l’enfance et du mal que peuvent transmettre les parents (l’abandon d’Hansel et Gretel, les parents dans Longlegs). Avec The Monkey, le réalisateur adapte une nouvelle de Stephen King, l’auteur d’horreur s’étant le plus souvent placé à cette hauteur d’enfant, qui parle tout autant de peurs enfantines – un jouet meurtrier – que d’héritage parental difficile à assumer.


Él

Él, inspiré du roman autobiographique du même nom par Mercedes Pinto, est sans doute le film le plus célèbre de la période mexicaine de Luis Buñuel, et son œuvre la plus personnelle. L’histoire d’un homme – le Él du titre –, riche propriétaire catholique, qui s’enfonce dans la jalousie et la paranoïa. Les Films du Camélia nous permettent aujourd’hui de (re)découvrir cette critique d’une société machiste et masculiniste, dans une sublime restauration 4k, agrémentée de nombreux bonus. L’occasion pour nous de 1) nous replonger au sein de la filmographie cruelle de l’auteur 2) épuiser tous les jeux de mots possibles en rapport avec les yeux.

Arturo de Cordova effaré, regarde à travers la vitrine d'un magasin, les mains posées sur la vitre, dans Tourments - Él.