found-footage


The Outwaters

Les déserts sont des endroits dangereux. Si vous ne l’aviez pas déjà compris après les deux versions de La colline a des yeux – par Wes Craven en 1977 et par Alexandre Aja en 2006 – The Outwaters (Robbie Banfitch, 2022) pourra peut-être enfin vous en convaincre. À mi-chemin entre le found footage et l’horreur cosmique, cette proposition complètement démente, projetée lors l’édition 2023 du BIFFF et qui nous est proposée sur Shadowz en ce 30 octobre, dépeint un road trip entre ami.es qui tourne au cauchemar.

Une jeune femme hilare marche dans le désert portant une robe blanche ensanglantée dans le film The Outwaters.

Dans le film Deadware, un homme et une femme font une partie de Ouija sur un écran d'ordinateur.

Deadware

Après les téléviseurs qui font peur – Poltergeist (Tobe Hooper, 1982), Videodrome (David Cronenberg, 1983), Ring (Hideo Nakata, 1998), pour ne citer que ceux-là – le cinéma d’horreur est passé à l’ère numérique et tente désormais de nous faire frissonner avec des ordinateurs maudits. Dans le cas de Deadware (Isaac Rodriguez, 2021), que Shadowz nous propose de (re)découvrir, il s’agit d’un jeu en ligne hanté qui vient tourmenter deux pauvres jeunes personnes. Dommage qu’il ne parvienne pas à tourmenter les spectateur.trices…


Ruggero Deodato, manifeste anthropophage

Le Chat qui Fume ayant remis récemment à l’honneur les bisseries cannibales avec Cannibal Ferox (Umberto Lenzi, 1981), la rédaction s’est prise d’une volonté d’hommage à un certain réalisateur de série B, voyou à ses heures, mais capable de fulgurances. Là où pléthore de nécrologies ont voulu nous montrer l’envers de la filmographie de Ruggero Deodato, décédé le 29 décembre 2022, Fais Pas Genre opte pour mettre les pieds dans le plat en insistant au contraire sur la trilogie anthropophage qui l’a rendu célèbre. Car inventer un genre, ce n’est pas donné à tout le monde.

Un homme blanc, fusil au poing, se réjouit de la cabane d'indigène qui est en train de brûler ; plan du film de Ruggero Deodato Cannibal Holocaust.

Gros plan à ras du sol, dans un ton sépia rouge, sur deux pieds en chaussette qui avancent sur de la moquette ; plan issu du film Un petit garçon vu de dos est assis en tailleur au bout d'un couloir, baigné dans un noir et blanc qui vire vers le bleu ; plan du film Skinamarink.

Skinamarink (The House)

Projeté en avant-première en mars dernier dans le cadre du festival Offscreen à Bruxelles, ce premier long-métrage expérimental du jeune réalisateur canadien Kyle Edward Ball nous plonge tout droit dans les profondeurs sinistres d’un cauchemar d’enfant. Si vous avez peur du noir, passez définitivement votre chemin…


J’irai mourir dans les Carpates

Actuellement en salles, Antoine de Maximy transpose son « J’irai dormir chez vous » en long-métrage de fiction : tout autant variation comico-horrifique du programme, lorgnant vers le found-footage, qu’hommage plein de sensibilité et de justesse au métier de monteur.se.

Antoine de Maximy pose en saluant l'objectif avec sa main droite, dans un décor de cité HLM, il porte avec lui une petite caméra mobile tenue par un bras relié à sa ceinture ; portrait pour le film J'irai mourir dans les Carpates.

Un cadreur hystérique hurle sur un autre cadreur face à lui, tandis que dans son dos un zombie s'apprête à le frapper avec un bout de bois, scène du film japonais Ne coupez pas !

Ne Coupez Pas !

Discrètement sorti fin avril dernier sur les écrans français, voici que la petite bombe japonaise Ne coupez pas ! (Shin’ichiro Ueda, 2019) sort en vidéo, pour permettre aux retardataires (comme nous) ou à ceux qui n’en avaient pas entendu parler de combler leur lacune. Ayez l’estomac bien accroché, car les personnages du film ne l’ont plus. Attention toutefois, pour nos lecteurs qui voudraient découvrir l’objet le plus vierges possible, on vous conseille fermement de vous arrêter […]