Nouveautés

La rubrique « Nouveautés » comme son nom l’indique accueille en son sein les films chroniqués à l’époque de leur sortie en salles.


Résurrection

Film-ovni, à la fois hommage et adieu possible au septième art, « Resurrection » (Bi Gan, 2025) est d’abord une expérience sensorielle radicale, de nature à désorienter. En traversant un siècle de cinématographe, Bi Gan compose moins un récit qu’une vaste rêverie réflexive, où le cinéma s’examine lui-même, traverse ses propres formes et place le spectateur face à son regard. Une œuvre singulière, profondément fascinante.

Un jeune homme, debout, tête baissée, sur une balustrade dans un vaste hangar désaffecté ; il est éclairé par une lumière bleue et blanche venant du toit en mauvais état ; plan issu du film Résurrection.

Une silhouette masculine avec de grandes cornes de bouc se tient debout au sommet d'une montagne dans le film Fréwaka.

Fréwaka

Aislinn Clarke nous offre dans son Fréwaka, une drôle de fresque irlandaise à partir d’une fable celtique. La réalisatrice nous recouvre de sa langue et de son imaginaire irlandais, mais ce n’est pas tellement dans le folk horror qu’elle donne. Retour tardif sur ce film discret, disponible en ce moment sur Arte.tv, encore pour le mois de décembre.


Wake up dead man : une histoire à couteaux tirés

Réalisateur honni pour les uns, admiré par les autres, Rian Johnson boucle enfin sa trilogie de murder mystery avec « Wake Up Dead Man » (2025) et son portrait toujours plus savoureux d’une Amérique aux abois. Mesdames, Messieurs, Benoit Blanc est de retour pour une enquête aux petits oignons…

Daniel Craig, Josh O'Connell et une policière observent, surpris, une preuve dans les mains du premier, dans un restaurant ; scène du film Wake up dead man.

PLan rapproché-épaule sur le clown de Ça bienvenue à Derry avec un sourire diabolique, devant ce qui semble être une grande flamme.

Ça : bienvenue à Derry • Saison 1

Des années que nous l’attendions… La préquelle des films « Ça » (Andrés Muschietti, 2017/2019) est enfin arrivée sur la plateforme HBO Max ! « Bienvenue à Derry » (A. Muschietti & Jason Fuchs, depuis 2025) fait un bon de vingt-sept ans dans le passé pour explorer les origines du clown le plus terrifiant de la littérature et du cinéma : Pennywise alias Grippe-Sou en bon français.


Bugonia

On prend les mêmes et on recommence. L’auteur européen favori d’Hollywood revient avec un énième Emma-Stone-movie, répliquant une recette bien connue et parfaitement consciente d’elle-même. Fable hyper-lisible sur la lutte des classes contemporaine à l’heure du conspirationnisme et du capitalisme tardif, Bugonia (Yórgos Lánthimos, 2025) se voudrait dérangeant et subversif, mais accouche d’un propos inutilement ambigu et d’un film terriblement convenu. Attention, spoilers !

Plan rapproché-épaule sur Emma Stone, crâne rasé et de la craie blanche sur le visage dans le film Bugonia de Yorgos Lanthimos.

Un chef Na'vi s'adresse à un interlocuteur le regard fixe, déterminé, au-dessus d'un feu de bois, dans Avatar : de feu et de cendres.

Avatar : de feu et de cendres

Trois ans après l’extraordinaire « Avatar : la Voie de l’eau » (2022), c’est peu dire qu’on attendait le retour du maître James Cameron pour nous émerveiller au terme d’une terne année de blockbusters. L’attente fut moins longue qu’à l’accoutumée, ce qui pouvait susciter une certaine appréhension, y compris chez les admirateurs de son œuvre, dont nous faisons partie. A-t-il réussi  à nous surprendre de nouveau ?