Alexandre Santos


A propos de Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers. Spécialiste des westerns et films noirs des années 50, il peut parfois surprendre son monde en défendant un cinéma "indéfendable" et trash. Retrouvez la liste de ses articles sur letterboxd : https://boxd.it/s2uTM


Les Vampires

Abandonné par Riccardo Freda, achevé par le directeur de la photographie, un certain Mario Bava, Les Vampires (1957), estimé comme l’un des premiers films fantastiques italiens, est restauré et proposé en édition mediabook (DVD, Blu-Ray, et livret) par Sidonis Calysta : plongée dans un film hybride dont le principal mérite est, finalement, surtout d’avoir ouvert des portes.

Gianna Maria Canale sur le balcon de son château, en tenue de soirée, resplendissante, le regard fier, au loin ; derrière elle, qui la fixe, David Michaelis, droit comme un i ; plan issu du film Les Vampires.

Cinq étudiants nous font face, en uniforme beige à la cravate rouge ; ils portent tous un collier en métal et une mine revancharde ; plan issu du film Battle Royale.

Battle Royale

Dans le cadre des projections Aux Frontières du Méliès au cinéma Le Méliès de Montreuil dont Fais Pas Genre est partenaire, nous avons le plaisir de présenter la séance offrant le mythique et furieux Battle Royale (Kinji Fukasaku, 2000), ce samedi 14 mai 2022 à 20h30 : l’opportunité était trop belle d’évoquer entre nos lignes un des longs-métrages les plus puissants, certainement, sur la question de la jeunesse.


Capitaine Marleau, un gâchis français ? 1

La quatrième saison de Capitaine Marleau, portée par son interprète Corinne Masiero, pourra combler les cœurs déjà fidèles aux péripéties du capitaine de gendarmerie à la chapka. Mais pour qui scrute, ponctuellement la série avec un œil plus retors, pourra constater son évolution regrettable, comme un symbole des maux qui sont en train, doucement mais sûrement, de détériorer la singularité de notre paysage audiovisuel hexagonal.


Ultime Violence

Mettant à nouveau sous les projecteurs le polar bis italien, Artus Films ressuscite deux productions tout droit issues de l’Italie des années de plomb, avec ce que cela comporte de bourrin et d’amoral : critique de la première d’entre elles, Ultime Violence, réalisé en 1977 par Sergio Grieco, avec un Helmut Berger échappé de chez son mentor Luchino Visconti.


Comment Netflix maquille le crime

Les True Crime Documentaries font à nouveau sensation. Portées par le savoir-faire de Netflix en particulier, les histoires de fait divers et autres crimes exerçant la fascination des uns et des autres trouvent un second souffle, après avoir été reléguées à des émissions de soirées à la réputation plus ou moins moquée. Mais malgré la réussite indéniable, pour ne pas dire stratégique du géant du streaming sur ce type de contenu, qu’est-ce que Netflix a apporté de novateur au traitement de ces histoires de vie et de mort ? Peu, finalement, peut-être.