Fondé en 1996, le Fantasia International Film Festival (FIFF) s’est rapidement imposé comme un pilier du cinéma de genres dans le monde entier. Depuis sa création, le festival a accueilli un grand nombre de premières mondiales, internationales et nord-américaines d’œuvres désormais reconnues comme des classiques incontournables. Des films tels que Perfect Blue (Satoshi Kon, 1997), Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, 2009) ou encore Thirst (Park Chan-wook, 2009) y ont été présentés. L’évènement a également lancé de nombreuses carrières, comme celles d’Adam Wingard — aujourd’hui responsable du MonsterVerse américain, dont le premier long-métrage Home Sick fut diffusé en 2007 à Fantasia — ainsi que Mike Flanagan et James Gunn, dont les premiers efforts (Absentia pour Flanagan et Horribilis pour Gunn) y ont été dévoilés au public montréalais. Fais pas Genre est donc plus que ravi de pouvoir couvrir pour la première fois ce mythique festival à l’occasion de sa 29ème édition.
Jour 0 : Les Attentes
Étant le plus grand festival de cinéma de genres sur le continent américain, les annonces de Fantasia se font toujours grandement attendre par les cinéphiles adeptes de films qui font pas genre. Plus d’une centaine de longs-métrages prendront bientôt d’assaut les écrans du festival québécois, ainsi qu’une belle tripotée d’invités présents pour rencontrer le public et partager leurs dernières œuvres. L’année dernière, ayant été particulièrement riche en qualité et en invités de marque, cette 29ème édition a placé la barre très haut. Le festival s’ouvrira avec le très polarisant Eddington d’Ari Aster et se fermera avec Fixed, long-métrage d’animation réalisé par le légendaire Genndy Tartakovsky (Samurai Jack, Le Laboratoire de Dexter, Les Supers Nanas, Hôtel Transylvania). Entre ces deux-là, une flopée de films attendus de pied ferme par les amateurs de cinéma de genres et des invités prestigieux tels que le célèbre compositeur Danny Elfman, qui sera présent pour recevoir le Prix Cheval Noir honorifique pour l’ensemble de sa carrière, ou encore le légendaire Lloyd Kaufman, pionnier du cinéma de genre indépendant. Sachant que, comme chaque année, les places pour les journalistes accrédités dans les salles sont limitées et que les demandes d’entretiens avec les invités sont trop nombreuses pour être toutes acceptées, ces dix huit jours de Fantasia promettent d’être tout aussi excitants qu’épuisants.
Jour 1 : Bienvenue à Fantasia

« Eddington » de Ari Aster © Tous droits réservés
Située au cœur du centre-ville de Montréal, l’Université Concordia sert d’hôte au festival depuis 2003. Bien qu’au fil des années plusieurs cinémas se soient joints à Fantasia, dont la Cinémathèque québécoise et le cinéma du Musée, deux salles restent maîtresses : la petite J.A. De Sève, où sont présentés les plus modestes productions, les programmes de courts-métrages et les deuxièmes séances, et l’immense Auditorium des Diplômés, salle de 692 places dans laquelle sont présentés les gros films et les conférences des plus prestigieux invités. C’est dans cette salle que le très attendu Eddington, dont c’est la première diffusion en sol canadien, est présenté en ouverture du festival. Habituellement sur invitation seulement, 2025 marque la première année où les détenteurs d’accréditations presse sont invités à se joindre à la soirée d’ouverture. L’ambiance est lourde d’anticipation dans l’auditorium rempli à craquer de gens excités à l’idée de découvrir ce nouvel ajout à la filmographie unique d’Ari Aster. Après une vingtaine de minutes de discours des organisateurs du festival, le projecteur s’allume et les 145 minutes du film d’ouverture défilent devant nos yeux. Une satire politique dans laquelle la petite ville éponyme sert de microcosme métaphorique pour représenter l’entièreté des États-Unis. L’intrigue se déroule lors du premier confinement en 2020 et Aster en profite pour dépeindre la pandémie de COVID-19 comme l’étincelle ayant mis le feu à la traînée de poudre explosive divisant le pays de plus en plus violemment jusqu’à aujourd’hui. Si Eddington ne manquera pas de diviser – c’est déjà fortement le cas dans notre rédaction et nous nous apprêtons à publier un long article plutôt négatif – j’ai pour ma part trouvé Aster étonnamment tendre avec ses personnages, s’amusant à décortiquer comment les opinions politiques mal informées (et ce, de chaque côté du spectre) causent peu à peu le chaos dans cette ville et, ultimement, dans le pays tout entier. Nul besoin de vous en dire davantage puisqu’un camarade en ces lieux s’apprête à le faire, mais je donne gage que la division causée par ce film nous poursuivra jusqu’à la période des tops de fin d’année durant laquelle le regard rétrospectif lui permettra peut-être une réhabilitation.

« Hold the Fort » de William Bagley © Tous droits réservés
L’ouverture passée, s’est ensuite tenue la première mondiale de la comédie horrifique indépendante Hold the Fort de William Bagley. Les 75 minutes du film racontent le dernier rempart des citoyens d’une petite banlieue américaine dont la tradition annuelle consiste à se barricader dans l’hôtel de ville pour repousser les forces de l’enfer venues les éliminer. Mais ici, les créatures à l’attaque ne sont pas de simples démons : on a le droit à des sorcières sur leurs balais volants, des loups-garous et une panoplie de créatures halloweenesques tentant de trucider des personnages hauts en couleurs et caricaturaux, qui sont extrêmement plaisants à suivre tout au long du récit. Le long-métrage est assez mou dans sa mise en scène, mais il reste extrêmement créatif et fun dans son écriture et c’est un petit exploit sachant que, selon son producteur Tim Reis, il n’aurait coûté que 150 000 $. C’est le genre de production qui risque de devenir culte auprès du petit public qui aura la chance de le découvrir.
S’ensuit The Verdict de Krishna Shankar. Si j’ai malheureusement manqué cette projection, il faut tout de même prendre un petit moment pour l’aborder tant la rumeur entourant cette projection et ses aléas ont largement contribué à ce que ce titre soit d’ores et déjà un incontournable de l’édition. Se voulant un thriller dramatique, le film été présenté accidentellement dans une version de travail dont les effets visuels incomplets ont déclenché plus d’un rire dans la salle, avec ses innombrables fonds verts toujours vides des incrustations censées y être. Bien que le festival doive s’en vouloir fortement d’avoir commis cette erreur, il convient de n’en conserver que le bon côté de l’anecdote – les spectateurs présents vont tous garder un souvenir mémorable de cette projection – et reconnaître aussi que si l’erreur est humaine, elle l’est d’autant plus quand on doit gérer plus d’une centaine de copies différentes pour autant de projections.
Jour 2 : Horreur Sociale

« Les Maudites » de Pedro Martín-Calero © Tous droits réservés
Avec Eddington refusant toujours de quitter mon esprit après la séance de la veille, je m’engouffre à nouveau dans l’auditorium des Diplômés pour la première canadienne du drame horrifique Les Maudites, premier long-métrage du cinéaste espagnol Pedro Martin-Calero, qui raconte l’histoire de trois femmes sur trois générations différentes, toutes hantées par la même entité diabolique, un vieillard aux allures cadavériques. Les Maudites m’a laissé plutôt dubitatif à la fin de la projection. C’est un film très flottant et onirique qui crée son atmosphère avec un leitmotiv musical parfois beaucoup trop envahissant, traitant du trauma générationnel sur une lignée de trois femmes, toutes victimes à leur façon de violences sexuelles représentées uniquement via la métaphore du vieil homme fantomatique omniprésent dans leur vie. Son récit nous fait suivre les trois femmes l’une après l’autre dans leur quotidien alors qu’elles découvrent peu à peu l’existence de l’entité qui les pourchasse. C’est lors de ces séquences que la thématique des violences sexuelles se développe, avec cette entité ne pouvant être vue qu’à travers une lentille de caméra et dont personne d’autre que ses victimes ne croit à l’existence. Une idée de base très forte qui s’effrite peu à peu dans la confusion de son écriture : cette entité ne semble hanter que les membres de cette famille, comme si les violences sexuelles étaient une maladie génétique se propageant de mère en fille. C’est là que le récit me perd, car s’il traite de ces violences faites aux femmes, il ne semble jamais vraiment savoir quoi dire à leur propos et ne fait que les pointer du doigt en disant : « Regardez ! Ça existe et c’est mal ! » De cette manière, Les Maudites me rappellent les innombrables productions de guerre montrant maintes horreurs durant les conflits armés simplement pour choquer et nous dire que la guerre, c’est pas bien. Reste que Calero parvient à mettre en scène de réelles scènes de tension, dont deux séquences absolument cauchemardesques se déroulant dans un appartement abandonné. Le tout m’a vraiment laissé sur ma faim, et c’est dommage, surtout quand on sait qu’il est co-écrit par la brillante Isabel Peña, scénariste de ce qui est, à mon sens, un des meilleurs films de 2022, à savoir As Bestas de Rodrigo Sorogoyen.

« Noise » de Kim Soo-Jin © Tous droits réservés
Toujours dans la même salle, était projeté Noise, un film d’horreur coréen réalisé par Kim Soo-Jin pour sa première nord-américaine. On y suit l’histoire de Joo-Young, résidente d’un immeuble dont la sœur, habitant dans une autre unité du même bâtiment, disparaît mystérieusement après s’être longuement plainte de bruits dans son appartement que seule elle semble capable d’entendre. Noise est mon premier vrai coup de cœur du festival. Malgré une atmosphère poisseuse et dérangeante, et aux côtés d’une direction artistique incroyable – qui utilise cet immeuble labyrinthique aux allures de prison pour nous enfermer avec ses personnages en son sein – la véritable star du film est son incroyable travail du son. Chaque grincement de porte, chaque bruit de pas sur les étages du haut, chaque chuchotement dans les appartements voisins est travaillé de la meilleure manière pour nous mettre dans le même état d’esprit que ses personnages, n’en pouvant plus de tous ces satanés bruits qui gâchent leur existence. Si on y ajoute des personnages plus hostiles les uns que les autres, comme la propriétaire radine de l’immeuble qui refuse de dépenser un seul won pour rénover le bâtiment ou ce voisin harcelant venant sans cesse taper à la porte de la protagoniste pour lui ordonner d’être silencieuse, on se retrouve plongés dans un environnement qui nous veut du mal et qu’on ne souhaite que quitter au plus vite. Le scénario est capillotracté par moments, et se lance dans les trop nombreuses intrigues et sous-intrigues qui peuplent ses 93 minutes, sans quoi on aurait sans doute le meilleur film d’horreur de l’année. Mise à part ce petit défaut, le fait qu’il s’agisse du premier long-métrage de son réalisateur rend l’objet encore plus impressionnant.
Jour 3 : Douceur et Violence
Pour commencer cette troisième journée, une petite pause des propositions horrifiques était nécessaire. Je suis donc allé dans la petite salle pour The Bearded Girl, premier film de la Canadienne Jody Wilson. On y suit Cléo, jeune femme faisant partie d’un cirque dont la famille est connue pour ses femmes à barbe. Refusant cet héritage, elle fuit le cirque familial et rase sa barbe dans le but de devenir « comme tout le monde ». The Bearded Girl est un véritable hommage à la différence et à l’étrange. Sa distribution est composée de personnes racisées, de membres de la communauté LGBTQ+ ainsi que d’acteurs et actrices au physique « atypique ». Faisant clairement écho au classique de Todd Browning, Freaks (1932), The Bearded Girl nous présente ces gens comme les “monstres” modernes, qui n’entrent pas dans le moule sociétal dirons-nous « classique ». Le tout est très tendre et doux avec ses personnages et se permet un ton léger mais jamais naïf. La direction artistique du film est son meilleur aspect : un travail immense a été fait dans les décors, les costumes et le maquillage, lui conférant une identité propre et mémorable. Cependant le récit d’émancipation initiatique qu’il raconte est souvent peu intéressant et beaucoup trop classique, voire cliché. Je pense notamment à l’intrigue du copain que le personnage principal se fait et qui n’accepte pas sa barbe comme une partie inhérente de son identité. On le voit venir de très loin et, même si l’intention de faire de la barbe une métaphore pour toutes les insécurités que nous pouvons avoir est bonne, cela tombe un peu à plat.

« Sweetness » de Emma Higgins © Tous droits réservés
On arrive maintenant à un film que vous devez absolument mettre sur votre watchlist, mon petit préféré de la sélection jusqu’à présent : Sweetness de Emma Higgins. Raylee est une adolescente marginale obsédée par Payton, chanteur du groupe Floorplan qu’elle idolâtre comme une véritable figure religieuse. Lorsque le destin les unit dans un accident de la route causé par un Payton complètement défoncé, Raylee se met en tête de séquestrer son idole pour forcer sa désintoxication et sa sobriété. Sweetness est une perle. J’ai vraiment l’impression d’avoir assisté à une production qui deviendra un petit phénomène cinématographique après sa sortie officielle en 2026. Raylee est une protagoniste merveilleuse qui, dans son évolution, nous fait sans arrêt douter de nos sentiments envers elle et ses agissements. On peut autant avoir pitié d’elle que la détester, vouloir la voir réussir que de la voir punie. C’est une protagoniste exceptionnelle, interprétée tout aussi brillamment par Kate Hallett avec autant de douceur que de violence. Je refuse d’en dire plus pour le moment : c’est un film qui doit absolument être vu et qui comprend et dissèque l’adolescence comme je l’ai rarement vu au cinéma.

« Find your friends » de Izabel Pakzad © Tous droits réservés
À l’inverse, Find Your Friends de Izabel Pakzad est un rape and revenge racontant l’histoire d’un groupe d’amies en vacances, là pour boire, prendre de la drogue et baiser ! Mais lorsqu’une d’elles, Amber, se fait violer lors d’une fête sur un bateau, ce voyage amical se transforme en… Voyage amical ? Ouais… Le film n’est qu’une suite de scènes de fête où le groupe continue de boire plus, de se droguer plus et de baiser plus, sur un fond de musique assourdissante qui ne cesse absolument jamais. Au fil de ces scènes, Amber continue d’être victime de violences sexuelles de la part des différents hommes qu’elle rencontre. La réalisatrice tente de créer de la tension au sein du groupe, avec les amies d’Amber qui refusent toujours et encore de la croire, et ne font que lui dire de se calmer et de… Boire et se droguer plus ! Les personnages sont plus exécrables les unes que les autres, leurs dialogues consistant presque uniquement en des mots comme bitch, dick et fuck, et elles ne pensent qu’à faire la fête ignorant totalement leur amie en détresse. Le problème est que le récit ne veut pas les montrer comme des antagonistes ou de mauvaises amies. C’est là qu’il va à l’encontre de son message, car ces filles sont tellement détestables que lorsqu’un groupe de méchants hommes se met à les poursuivre toutes et à les tuer une à une à la manière d’un slasher, on est incapable de ne pas les encourager ! Cela dit, le climax est très bon, mais il ne vaut pas les 80 minutes interminables qui le précèdent. Ce long-métrage est aussi creux que ses personnages et on en vient à se demander si Find your Friends n’est pas simplement très mal écrit, passant totalement à côté de la force de son propre sujet. Je devais aller boire un verre avec le réalisateur de Hold the Fort après la projection, mais ce dernier film m’a donné une telle migraine que je suis allé me coucher.
Jour 4 : Monde de Chien

« Blazing Fists » de Takashi Miike © Tous droits réservés
Après une bonne nuit de sommeil et quelques Tylenols (équivalent du Doliprane en France, ndlr) pour guérir la migraine que m’a causée Find Your Friends, je commençais mon diptyque du jour par Blazing Fists, nouvelle réalisation de Takashi Miike et un des trois projets qu’il présentait à Fantasia (cet homme a un rendez-vous avec un burnout, il travaille beaucoup trop). Blazing Fists est un film d’action doublé d’un récit initiatique à propos de deux délinquants juvéniles qui rêvent de devenir combattants professionnels et dont le parcours les forcera à mettre leurs talents en pratique. Les scènes d’action sont sympathiques et on sent la puissance des coups à chaque impact. Thématiquement, Miike aborde l’idée des péchés du père, les deux protagonistes étant définis par les autres personnages selon les actions de leurs paternels respectifs (dont l’un est en prison pour meurtre) et devant donc prouver leurs valeurs en tant qu’individus. Une fois ce thème installé, il ne sert que d’arrière-plan et d’excuse pour une suite de batailles à peine justifiées par le scénario, comme une scène de 3 contre 50 pour conclure une sous-intrigue. La scène en question est excessivement mal filmée, mais va servir de climax, le récit refusant de résoudre réellement son intrigue principale puisqu’il se termine sur un cliffhanger qui ne sera sans doute jamais résolu par une quelconque suite. C’est tellement peu satisfaisant comme fin que le public a hué à l’apparition du générique. Miike, désormais d’une paresse folle dans son écriture, cite le plus de films de combats possible, dont bien sûr l’indémodable Rocky (John G Avildsen, 1976) avec un personnage d’entraîneur étant une référence claire au Mickey de la franchise de Stallone. C’est con et ça cogne, mais rien de bien plus que ça.

« Good Boy » de Ben Leonberg © Tous droits réservés
J’ai terminé cette journée avec un long-métrage que j’attendais énormément depuis son passage au prestigieux festival South by Southwest l’an dernier, à savoir Good Boy de Ben Leonberg. On y suit Indy, un chien tellement, tellement, tellement adorable dont le maître, atteint de cancer, emménage dans l’ancienne résidence de son grand-père, une maison isolée au milieu de la forêt. Lorsque la maladie s’aggrave et qu’une entité maléfique hantant la maison décide de s’en prendre à son maître, Indy fera tout pour le protéger des forces du mal. Nous sommes donc face au premier film d’horreur à point de vue canin et c’est un autre coup de cœur. Tel que raconté par Ben Leonberg lors de la séance de question réponse avec le public, l’objet fut tourné de façon entièrement indépendante au cours de 400 jours non-consécutifs par lui, sa femme et son véritable chien interprétant Indy. Le chien en question livre d’ailleurs une performance ahurissante qui se mériterait évidemment la Palme Dog si ce genre de film était sélectionné à Cannes. Indy n’est jamais généré par ordinateur : c’est toujours lui face à la caméra, et son maître-cinéaste réussit à lui insuffler une immense variété d’émotions, purement par sa mise en scène et une tonne de trucs et astuces. Good Boy ne déroge jamais à son point de vue, la caméra est toujours à hauteur d’Indy pour nous montrer sa façon de voir le monde. Le film se refuse même à montrer le visage de son maître afin de nous garder concentrés sur le chien. Good Boy est aussi d’une profonde noirceur et d’une grande tristesse, qui a réussi à me tirer une larme ou deux lors du visionnement. Car si le synopsis n’était pas assez explicite, l’entité qui attaque le maître d’Indy n’est nulle autre que la mort elle-même. Le récit aborde donc le deuil du point de vue animal qui veut sauver son meilleur ami de l’inévitable. Le tout fonctionne à merveille, et j’ai des larmes qui montent simplement en écrivant ce texte. Avoir un chien comme protagoniste d’un film d’horreur est une idée brillante : cet animal est très réactif à son environnement et aux dangers. Mon seul véritable reproche concerne le travail sonore un peu boiteux, notamment toutes les lignes de dialogue du maître qui ont été redoublées en post-production, car, comme l’explique le cinéaste, le son capté sur le plateau était inutilisable étant donné les encouragements et instructions devant constamment être émis à l’attention d’Indy… Je ne me suis pas encore remis de Good Boy et j’ai très hâte que plus de gens le découvrent.



