Archives du mois : septembre 2025


Drop Game

Ô miracle, un film produit par Blumhouse sur lequel nous n’allons pas nous défouler ! Ça faisait longtemps et ce n’est pas pour nous déplaire ! « Drop Game » (Christopher Landon, 2025) est loin d’être parfait, loin s’en faut, mais a comme atout le savoir-faire de son réalisateur et un certain sens du fun décomplexé comme nous l’aimons.

Plan rapproché-poitrine de face sur Meghann Fahy, au restaurant, regardant droit l'objectif dans une mine incompréhension ; issu du film Drop game.

Un homme assis dans un appartement délabré dans Cure de Kiyoshi Kurosawa

Kiyoshi Kurosawa, espaces contaminants et contaminés

L’horreur n’est pas seulement dans l’être humain, elle se situe tout aussi bien dans l’espace. Kiyoshi Kurosawa, nouveau maître japonais du fantastique, l’a très bien compris et use de lieux souvent confinés pour les faire devenir le cœur d’une explosion de pulsions humaines fortes.


La nuit des clowns

Fort de figures aussi emblématiques que Pennywise, le Joker ou Art, le clown nous revient pour une nouvelle itération qui avait tout pour nous séduire : « La Nuit des Clowns » (Eli Craig, 2025). Dézingage d’ados cons comme la Lune, whodunit en bonne et due forme et le réalisateur du sympatoche « Tucker et Dale fightent le mal » (2010) derrière la caméra, la promesse était trop belle et la déception que plus grande… 

Plan en contre-plongée sur un clown s'apprêtant à "opérer" quelqu'un dans un grenier reconverti en cabinet ; issu du film La nuit des clowns.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.


Death of a unicorn

Pourtant produit par le studio A24 et porté par un duo d’acteurs bankable, « Death of a unicorn », le premier film d’Alex Scharfman, n’a pas été distribué en France. Cinq mois après sa sortie américaine, ce conte satirique et horrifique façon « eat-the-rich » se fraie un chemin jusqu’à nos écrans via les plateformes. Séduisant dans son acte initial, il s’épuise vite dans un trop-plein de références qu’il ne parvient pas à dépasser.

Jenna Ortega se risque à toucher la corne d'une licorne allongée au sol dans le film Death of a unicorn.

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).