Léonard Gauthier


A propos de Léonard Gauthier

Longtemps, Léonard s’est couché tard, absorbé par des films comme Psycho et Possession ou encore le cinéma de Michael Haneke. Prêt à défendre Scream comme il le ferait avec La Maman et la Putain, Léonard est continuellement partagé entre Nouvelle Vague et films d’horreur, son Lausanne natal et son Bruxelles adoptif, ainsi que son compte Mubi et les nouveaux slashers sortis en salles. C’est cette dualité et cet éclectisme qui nourrissent son travail de scénariste et réalisateur.


Holland

Pour son deuxième long-métrage, la réalisatrice Mimi Cave met en images un scénario de Andrew Sodroski écrit en 2013. Elle continue ainsi le travail qu’elle avait commencé avec Fresh (2022) où elle opposait déjà les hommes aux femmes. Avec Holland, disponible sur Amazon Prime, c’est le vernis d’un mariage hétérosexuel et respectable qui risque de s’écailler. Pour le meilleur mais surtout pour le pire.

Plan rapproché-poitrine sur Nicole Kidman, perdue, le regard vers le sol, assise sur un canapé dans le film Holland.

En bas d'escaliers dans une vieille maison, un groupe de personnes endeuillées, pour un enterrement ; toutes sont de profil sauf une petite fille blonde qui regarde la caméra ; scène du film Les échos du passé.

Les échos du passé

Le deuxième long-métrage de Mascha Schilinski, couvre plus d’un siècle de destinées féminines, séparées par les décennies et par les guerres, mais toujours rattrapées par le souvenir et le poids du passé. Moins un film sur l’Allemagne qu’une réflexion sur la mémoire collective et le traumatisme générationnel, Les échos du passé s’impose comme une œuvre intime et sombre, où la douleur agit comme un esprit hantant les personnages qui traversent ce récit. Voilà qui devrait faire couler beaucoup d’encre.


Souviens-toi… l’été dernier

Si le cinéma d’horreur de ces dernières années a vu renaître certaines franchises sous la forme de reboot, requel ou même de séries, qui aurait parié — ou simplement souhaité — qu’on exhume un jour les mésaventures de Julie James et de sa bande de potes de Southport, qu’on avait quitté à la fin des années 90 ? Ne valait-il pas mieux oublier ? C’est peut-être là, justement, toute la thèse de ce nouveau Souviens-toi l’été dernier (Jennifer Kaityn Robinson, 2025).

Le tueur du film Souviens-toi l'été dernier cadré en contre-plongée, s'apprêtant à frapper avec son crochet.

Gilles Lellouche assis dans une salle d'interrogatoire, à droite de l'écran ; comme projeté sur une vitre, Adele Exarchopoulos pointe un revolver vers le sol ; plan issu du film Chien 51.

Chien 51 1

En adaptant librement le roman de Laurent Gaudé paru en 2022, Cédric Jimenez signe peut-être l’apogée de ses récits de policiers face au système qui les emploie, explorant ici le film de genre et d’anticipation. Atteignant autant son acmé que ses limites.


M3GAN 2.0

Un peu plus de deux ans après son premier opus, la poupée bionique et tueuse revient cette fois, non pour semer le trouble, mais pour sauver le monde. Délaissant son caractère horrifique, cette nouvelle mise à jour de M3GAN ici en 2.0 a tout d’un film d’action et de super-anti-héroïne. Le réalisateur Gerard Johnstone conserve néanmoins une pointe d’humour ainsi que son ambition initiale : alerter du danger des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle. Mais cette mise en garde arrive peut-être déjà trop tard.

M3GAN 2.0 volant dans les airs.

Stéphane AUdran se passe du rouge à lèvres tandis qu'une autre femme derrière elle, lui caresse la nuque ; plan du film Les biches réalisé par Claude Chabrol.

Claude Chabrol, première vague 1

La société de distribution Tamasa consacre cet été une rétrospective, passée par le festival de la Rochelle, au cinéaste le plus prolifique de ce que les journalistes appelaient la Nouvelle Vague : Claude Chabrol. Composée de douze longs-métrages, cette sélection retrace une première trajectoire aussi éclectique que cohérente, des débuts du réalisateur dans les années 50 jusqu’à son âge d’or populaire des années 1970. Si l’idée d’une rétrospective exhaustive semble impossible face à une œuvre […]