Crash
Avec Crash, David Cronenberg opérait une évolution esthétique dans son oeuvre, tout en travaillant toujours plus ses mêmes obessions et thématiques.
Avec Crash, David Cronenberg opérait une évolution esthétique dans son oeuvre, tout en travaillant toujours plus ses mêmes obessions et thématiques.
Avec Hara Kiri, Takashi Miike aborde avec une sobriété et une élégance rare, l’un des genres les plus codifiés du cinéma nippon, le chambara (« film de samouraï »). L’électron libre du cinéma japonais propose plus qu’un simple remake du film de Masaki Kobayashi sorti en 1962, son Hara Kiri à lui est étonnamment plus sobre. Décryptage d’un virage stylistique, ou d’une ruse de caméléon. Caméléon et pantomime Takashi Miike est un cinéaste caméléon. Avec ses lunettes […]
Adaptation d’une pièce de David Henry Hwang, elle-même adaptée de l’affaire d’espionnage impliquant Shi Pei Pu, un chanteur d’opéra pékinois, au diplomate français Bernard Boursicot, entre les années ’60 et ’80, M. Butterfly est très injustement considéré comme un film à part dans l’œuvre de David Cronenberg. Seconde collaboration entre le cinéaste torontois et Jeremy Irons, voici un film qui a (presque) toutes les caractéristiques d’une œuvre cronenbergienne.
Exception faite de Dead Zone, les rares adaptations cinématographiques que David Cronenberg a faites étaient basées sur des livres somme toute assez mineurs. Passionné depuis toujours par la beat generation, tonton David fait le grand saut en portant à l’écran un roman qu’il adore, mais qui est réputé comme inadaptable au cinéma: Le festin nu de William S. Burroughs. Un film puissant, surpuissant même, qui suinte l’esprit beatnik et bebop de l’écriture libre de l’auteur, et qui dépasse même les limites de la création originale.
Les années ’80 ont été décisives pour David Cronenberg: avec quatre films réalisés, il devient l’un des réalisateurs d’horreur les plus acclamés par la critique. Ses films se suivent, toujours avec un lien logique, toujours aussi envoûtants et organiques. Il clôturera cette décennie avec Faux-semblants, dans lequel Jeremy Irons interprète un double rôle, et qui sortira en Amérique au dernier trimestre 1988 et en Europe en 1989.
Ce petit film norvégien a fait beaucoup parler de lui lors de son passage au dernier Festival de Gérardmer. Sorte de mélange entre un film fantastique et cette mode du mockumentary rendue célèbre par Le Projet Blair Witch, The Troll Hunter est un film inégal mais finalement pas inintéressant. The Fjord Troll Project Ce film norvégien a connu un joli destin: d’abord présenté au Festival du Film de Sundance où il a reçu un accueil […]