Gutterballs 2


Dernier long-métrage de la nuit du samedi 4 mars au dimanche 5, le slasher sexy Gutterballs 2 (suite de…Quand les Oiseaux se cachent pour mourir) a mis de bien belles images aux yeux des spectateurs du Sadique-master Festival avant d’aller se coucher.

Strike

Il fallait bien que la nuit cinéphile se termine, à peu près en même temps que la naissance de l’aube. Pour la dernière séance après celle de Hi8 Resurrectio (celle de trop pour certains membres du public agités), Tinam Bordage a choisi un film au titre évocateur, inspiré d’un poème d’Alphonse de Lamartine  : Gutterballs 2 : Balls deep. Suite, comme l’auront remarqué les plus vifs esprits d’entre vous, d’un underground mais culte Gutterballs, il en épouse le principe, c’est-à-dire celui d’un tueur masqué (ça c’est pour le côté slasher) en tenue de joueur de bowling qui massacre des petites meufs (le côté sexy) dans un bowling justement. Pitch simplissime qui a fait le succès culte du premier volet et que Ryan Nicholson, son auteur-réalisateur réitère presque à l’identique.

Comme bien des suites de slasher, l’intrigue de Gutterballs 2 est traumatique, en se basant sur la triste Stacy dont la sœur a été sauvagement détricotée (élégante manière de dire qu’elle s’est bien faite déchirer sa mère) par le BBK, tristement célèbre tueur au bowling. Afin de lui remonter le moral, trois copines viennent lui organiser un petit anniversaire…Dans le bowling où elle travaille, parce qu’elle a beau être trauma des bowlings Stacey bosse dans l’un d’eux. Pourquoi pas après tout, mais dans ce cas faut pas s’étonner que le BBK fasse son retour et décime à la fois ses amis, la tenancière du truc, le cuistot etc…Y a des héroïnes qui cherchent. On imagine que ça a été tourné avec trois fois rien, mais Gutterballs 2 tient sa route visuellement, avec sa caméra mobile, ses dialogues très humoristiques, et évidemment son lot de gore et de nichons : si seulement le monde était tel qu’il est dans Gutterbals 2…Les filles semblent en effet avoir besoin d’enlever leurs vêtements au moindre besoin. Entre sexe facile et sang généreux, on est de plein pied dans la nostalgie du slasher 80’s de qualité cinématographique faible mais au potentiel de séduction sympathique inébranlable.

Dommage (du moins selon l’avis de votre serviteur, mais ce ne sera peut-être pas le cas de tout le monde et notamment des spectateurs présents avec moi dans la salle de projection) que le slasher sympathique soit au final si vite abandonné (je n’ai pas regardé la durée, mais cela doit être quasiment à mi-parcours) pour via un flash-back narrativement pas très utile, à une pure séance de torture-porn. D’attractif par son ambiance, sa légèreté toute grotesque et relative (on parle d’un slasher gore hein) Gutterballs 2 sombre un peu dans le sadisme pour le sadisme, sans plus aucune narration ni âme particulière, avec le BBK qui séquestre deux apprenties comédiennes qu’il a appâtées via une fausse annonce de casting. Ça a son intérêt pour qui voudra, mais à la suite de sa première partie, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe…Mais bon y a des meufs à poil quand même, n’est-ce pas cela avant tout le septième art ? Non ? Merde.


A propos Alexandre Santos

En parallèle d'écrire des scénarios et des pièces de théâtre, Alexandre prend aussi la plume pour dire du mal (et du bien parfois) de ce que font les autres. Considérant "Cannibal Holocaust", Annie Girardot et Yasujiro Ozu comme trois des plus beaux cadeaux offerts par les Dieux du Cinéma, il a un certain mal à avoir des goûts cohérents mais suit pour ça un traitement à l'Institut Gérard Jugnot de Jouy-le-Moutiers.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *