david cronenberg


Spider

Avec ce film, David Cronenberg amorçait un virage de carrière tout en douceur. Si le film reste imprégné par ses thématiques, il en accroche une nouvelle, la psychanalyse, en oscillant entre un fantastique dissimulé et une approche stylistique qui pourrait apparaître un peu plus classique qu’à l’accoutume. Il n’en demeure pas moins que tous les détracteurs qui décidèrent de renier ce qu’ils appellent le « nouveau cinéma de Cronenberg » dès la sortie du film, doivent se sentir bien idiots après de la sortie de A Dangerous Method, qui prouve une bonne fois pour toutes que les démarches d’auteur de Cronenberg sont toujours cohérentes.


M. Butterfly 1

Adaptation d’une pièce de David Henry Hwang, elle-même adaptée de l’affaire d’espionnage impliquant Shi Pei Pu, un chanteur d’opéra pékinois, au diplomate français Bernard Boursicot, entre les années ’60 et ’80, M. Butterfly est très injustement considéré comme un film à part dans l’œuvre de David Cronenberg. Seconde collaboration entre le cinéaste torontois et Jeremy Irons, voici un film qui a (presque) toutes les caractéristiques d’une œuvre cronenbergienne.


Le festin nu 1

Exception faite de Dead Zone, les rares adaptations cinématographiques que David Cronenberg a faites étaient basées sur des livres somme toute assez mineurs. Passionné depuis toujours par la beat generation, tonton David fait le grand saut en portant à l’écran un roman qu’il adore, mais qui est réputé comme inadaptable au cinéma: Le festin nu de William S. Burroughs. Un film puissant, surpuissant même, qui suinte l’esprit beatnik et bebop de l’écriture libre de l’auteur, et qui dépasse même les limites de la création originale.


Faux-semblants 2

Les années ’80 ont été décisives pour David Cronenberg: avec quatre films réalisés, il devient l’un des réalisateurs d’horreur les plus acclamés par la critique. Ses films se suivent, toujours avec un lien logique, toujours aussi envoûtants et organiques. Il clôturera cette décennie avec Faux-semblants, dans lequel Jeremy Irons interprète un double rôle, et qui sortira en Amérique au dernier trimestre 1988 et en Europe en 1989.


La Mouche 5

Remake de La Mouche Noire de Kurt Neumann (1952) initialement prévu pour Tim Burton, La Mouche (The Fly) est considéré à juste titre comme l’un des meilleurs films de David Cronenberg. On y retrouve en effet toute la quintessence de son cinéma, ses thèmes phares, et son sens de la mise en scène incroyable.