Valentin Maniglia


A propos de Valentin Maniglia

Amoureux du bis qui tâche, du gore qui fâche, de James Bond et des comédies musicales et romantiques. Parle 8 langues mortes. A bu le sang du Christ dans la Coupe de Feu. Idoles : Nicolas Cage, Jason Statham et Michel Delpech. Ennemis jurés : Luc Besson, Christophe Honoré et Sofia Coppola.


M. Butterfly 1

Adaptation d’une pièce de David Henry Hwang, elle-même adaptée de l’affaire d’espionnage impliquant Shi Pei Pu, un chanteur d’opéra pékinois, au diplomate français Bernard Boursicot, entre les années ’60 et ’80, M. Butterfly est très injustement considéré comme un film à part dans l’œuvre de David Cronenberg. Seconde collaboration entre le cinéaste torontois et Jeremy Irons, voici un film qui a (presque) toutes les caractéristiques d’une œuvre cronenbergienne.


Le festin nu 1

Exception faite de Dead Zone, les rares adaptations cinématographiques que David Cronenberg a faites étaient basées sur des livres somme toute assez mineurs. Passionné depuis toujours par la beat generation, tonton David fait le grand saut en portant à l’écran un roman qu’il adore, mais qui est réputé comme inadaptable au cinéma: Le festin nu de William S. Burroughs. Un film puissant, surpuissant même, qui suinte l’esprit beatnik et bebop de l’écriture libre de l’auteur, et qui dépasse même les limites de la création originale.


Faux-semblants 2

Les années ’80 ont été décisives pour David Cronenberg: avec quatre films réalisés, il devient l’un des réalisateurs d’horreur les plus acclamés par la critique. Ses films se suivent, toujours avec un lien logique, toujours aussi envoûtants et organiques. Il clôturera cette décennie avec Faux-semblants, dans lequel Jeremy Irons interprète un double rôle, et qui sortira en Amérique au dernier trimestre 1988 et en Europe en 1989.


Dead Zone

Dead Zone est la quatrième adaptation cinématographique d’un roman de Stephen King, et le premier film de Cronenberg adapté d’un roman. Sorti la même année que Christine, les deux films ont, à budget égal, rapporté la même somme d’argent. Mais tandis que Carpenter s’amuse avec une Plymouth Fury dans un film purement horrifique, Cronenberg réalise un film très triste, dans lequel Christopher Walken livre l’une de ses plus grandes performances.


Vidéodrome 3

On l’a déjà dit auparavant, le cinéma de Cronenberg n’est pas accessible à tout le monde. Ca n’a pas empêché au réalisateur de connaître quelques succès plutôt conséquents, dont fait partie le film dont nous allons traiter. Vidéodrome est sorti dans la période la plus prolifique du réalisateur, entre Scanners (1981) et Dead Zone (1983) et forment à eux une trilogie extrêmement aboutie.


La célèbre scène de la tête explosée dans le film Scanners.

Scanners

Premier volet de ce que l’on peut considérer comme une trilogie de référence dans l’œuvre du cinéaste, Scanners (David Cronenberg, 1981) est également un tournant dans sa carrière puisqu’il est son premier succès commercial. Ceci est parfaitement compréhensible puisque Scanners est largement plus accessible que ses précédentes œuvres;  cependant, pas question de faire l’impasse sur les thèmes chers au réalisateur et d’y introduire même pour la première fois une nouvelle thématique: la fraternité.