Tristan Storme


A propos de Tristan Storme

Politiste de formation, Tristan est tombé amoureux du cinéma en visionnant "Mulholland Drive" pour la première fois ; un choc dont il ne s’est jamais remis, perdu pour toujours dans la chambre rouge. Ayant passé ses années universitaires enfermé à la Cinematek de Bruxelles, il peut autant s’extasier devant les jeux d’échelle chez Hitchcock que les métamorphoses visqueuses des productions Troma. Vouant un culte aux structures narratives bien ficelées, il est également maître du jeu à L’Appel de Cthulhu et repère illico les récits mal maîtrisés. Letterboxd : https://letterboxd.com/taram1984/


Death of a unicorn

Pourtant produit par le studio A24 et porté par un duo d’acteurs bankable, « Death of a unicorn », le premier film d’Alex Scharfman, n’a pas été distribué en France. Cinq mois après sa sortie américaine, ce conte satirique et horrifique façon « eat-the-rich » se fraie un chemin jusqu’à nos écrans via les plateformes. Séduisant dans son acte initial, il s’épuise vite dans un trop-plein de références qu’il ne parvient pas à dépasser.

Jenna Ortega se risque à toucher la corne d'une licorne allongée au sol dans le film Death of a unicorn.

Plan en contre-plongée sur Nicolas Cage tenant sa planche de surf sous un ciel bleu ; issu du film The surfer.

The Surfer

Sorte de revenge movie inversé, le quatrième long-métrage de Lorcan Finnegan emprunte aussi les atours d’un beach horror sans requins ni créatures marines. À bien des égards, « The Surfer » (2024) dévoile la mécanique des sous-genres auxquels il fait ostensiblement référence, pour mieux la retourner contre elle-même – révélant, sous l’écume des apparences et du fun attendu, un fond trouble, sourdement social.


Oddity

Sur le papier, le second film de Damian Mc Carthy a tout d’un énième drame fantomatique en huis clos : maison isolée, médium aveugle, objets « maudits », fantôme en embuscade… Mais derrière ces oripeaux bien connus, se cachent une narration soignée et une gestion subtilement transgressive des codes du genre. Un vent de fraîcheur qu’on aurait tort de bouder.

Visuel promotionnel d'Oddity où l'on voit comme un miroir vertical, Carolyn Bracken assise, dans la pénombre, et sous elle un reflet dans la même position montrant un monstre.