Pays bas


Krazy House

Depuis des décennies, la sitcom américaine nous vend le rêve aseptisé d’une famille nucléaire parfaite, résolvant ses problèmes mineurs en vingt-deux minutes, le tout rythmé par les rires invisibles d’un public mort. C’est un format rassurant, prévisible, et même carcéral. Mais que se passe-t-il si l’on brise les murs de cette prison de pastel ? Que se passe-t-il si la réalité sale, violente et absurde vient frapper à la porte avec un marteau ?

Plan en contre-plongée sur un homme criant et s'apprêtant à tirer au fusil dans Krazy House.

Devant une camionnette blanche, un homme à terre regarde derrière lui un individu en tenue de chimiste, scène du film Le tueur de l'autoroute.

Le Tueur de l’Autoroute

Depuis la fin des années 1980, qui marquaient l’avènement des films de Dick Maas (Amsterdamned, Ascenseur), le cinéma de genre néerlandais accuse une sérieuse baisse de vitesse. Si certains films – comme la trilogie The Human Centipede de Tom Six – ont pu sortir un peu du lot, force est de constater que la production locale s’avère quand même assez peu vivifiante. Le tueur de l’autoroute (Lodewijk Crijns, 2019) avait de quoi nous intéresser en cela qu’il fait partie des rares productions horrifiques du pays à nous parvenir depuis un certains temps.