Elie Cimolino


A propos de Elie Cimolino

Si on ne l'avait pas laissé farfouiller aussi longtemps parmi les dvds à 0,50 cts d'un cash converter, sa vie et ses études auraient pu être très différentes. C’est là qu’est née sa passion pour le cinéma bis, les vieux films d'action et les bizarreries de tous les continents. C'est pas sa faute, il cherche juste des films sincères. Si en plus ils peuvent être drôles ou bien sanglants, c'est encore mieux !


[Carnet de bord] PIFFF 2025 • Jours 1 et 2

Quatorze ans cette année pour le PIFFF, Paris International Fantastic Film Festival, qui revient une fois de plus tâcher de sang la grisaille parisienne. Et comme depuis 9 ans maintenant, c’est au sublime Max Linder Panorama que ça se passe, du 10 au 16 décembre. Cette année, Fais pas Genre emporte son carnet de bord pour suivre cette nouvelle édition. 

Jorma Tommila, de la boue sur le visage, tient deux mitraillettes dans ses mains, avançant dans un couloir sombre ; scène du film SISU : ROAD TO REVENGE projeté au PIFFF 2025.

Un enfant se cache dans des épis de maïs, attentif.

Les Démons du Maïs (Trilogie)

Cet été, la sortie de « Évanouis » (Zach Cregger, 2022) nous rappelait à quel point le cinéma d’horreur se plaît à corrompre les figures les plus innocentes, en particulier les enfants, afin d’en faire l’objet de notre terreur. C’est dans cette très longue tradition que s’inscrit la saga « Children of the Corn » (Les démons du maïs) qui, depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, s’évertue à transformer de jeunes gamins campagnards en mormons extrémistes décidés à massacrer quiconque oserait atteindre la limite fatidique des 19 ans. Les éditions Rimini ressortaient le mois dernier la trilogie d’origine en Blu-Ray.


Sirat

Après avoir fait vibrer la croisette, Sirāt continue de faire parler de lui lors de sa sortie en salles et nous donne l’occasion, à notre tour, de tracer quelques réflexions sur l’une des œuvres les plus passionnantes et détonantes de l’année, comme autant de (hors)-pistes à travers le désert. Attention, spoilers !

Un groupe de teuffeurs dans le désert, assis sur des chaises, devant leur camion, dans Sirat de Oliver Laxe.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.


Grave Encounters 1 & 2

Une fausse « vraie » émission télévisée de chasse aux fantômes du nom de « Grave encounters » est présentée par Lance Preston (Sean Rogerson), veste en cuir, grande gueule. « Puis, vint le sixième épisode… » et l’équipe de tournage n’est jamais revenue de sa nuit dans l’ancien hôpital psychiatrique abandonné de Collingwood. Il ne nous reste que les rushs : le contrat de tout bon found footage est donc signé et il est temps, près de quinze ans après sa sortie, de revoir Grave Encounters (2011) écrit et réalisé par Stuart Ortiz et Colin Minihan – The Vicious Brothers – et sa suite, réalisée par John Poliquin et sortie un an plus tard, tous deux édités ce mois-ci dans un coffret Blu-ray chez ESC. Attention, spoilers.

Vue en infrarouge, une patiente d'hoîtal dans une chambre abandonnée, vue de dos ; plan issu du film Grave encounters.