Catacombes

C’est dans les catacombes que l’on trouve des trésors enfouis, des perles, des pépites d’or oubliées, des chef-d’oeuvres maltraités par le temps ou par l’inteligencia. Si vous osez, descendez dans ces catacombes, vous ne le regretterez pas. Les explorateurs de « Fais pas Genre ! » vous y feront découvrir toute sorte de films.


Liquid Sky

Œuvre expérimentale infusée aux substances psychotropes sur laquelle plane l’ombre d’Andy Warhol, « Liquid Sky » (Slava Zuckerman, 1982) a acquis au fil des années un statut de film culte auprès d’une poignée d’initiés. Restauré en haute définition, il ressort aujourd’hui chez Le Chat Qui Fume, assorti de suppléments indispensables à la compréhension de cette curiosité cinématographique.

Margeret et Jimmy, blonds peroxydés et looks futuristes des années 80 se regardent dans les couloirs d'un bar aux néons fluo ; scène du film Liquid Sky.

Connie Nielsen chuchote à l'oreille d'un prisonnier qu'elle interroge dans le film Basic.

Basic

Basic (2003), l’ultime œuvre de John McTiernan – avant un retour que l’on espère encore et toujours – est réédité par ESC Éditions : l’occasion parfaite pour redécouvrir un film souvent oublié lorsque l’on parle du grand McT, mais qui, faute de nouvelles sorties, fait figure de testament cinématographique.


La mort était au rendez-vous

Elephant Films nous jette sur les traces de Lee Van Cleef (à moins que ce ne soit lui qui soit sur les nôtres) avec « La mort était au rendez-vous » (Giulio Petroni, 1967), fleuron du western spaghetti que l’on découvre avec plaisir en haute définition.

Lee Van Cleef et John Philip Law face à face, prêts au duel, devant une maison abandonnée en plein Far West ; scène du film La mort était au rendez-vous.

Le Lake Mungo du film, de nuit, seulement éclairé par ce qui semble être un projecteur blafard sur des arbres rachitiques.

Lake Mungo

En 2008, Lake Mungo sortait sur les écrans sans faire de bruit. Encore aujourd’hui, si le film a acquis une petite notoriété dans son genre, faux documentaire et found footage, il reste sous les radars. Pourtant, disons-le d’emblée, le film de Joel Anderson est l’une des productions australiennes les plus importants de ces dernières décennies et un grand chef-d’œuvre de l’épouvante et du drame. Il ressort ce mois-ci en Blu-ray et DVD chez ESC.


Un ange pour Satan

En réponse à un cinéma britannique qui s’appropriait, depuis les années 50, des figures telles que Dracula ou Frankenstein, l’Italie déployait un mouvement relativement passé sous silence depuis : son cinéma gothique. Artus Films offre une redécouverte d’un des points d’orgue de cette période avec la ré-édition blu-ray d’Un Ange pour Satan (Camillo Mastrocinque, 1966).

Barbara Steele se regarde dans le miroir dans Un ange pour Satan.

Un jeune homme en veste rouge est endormi dans un bois, sous un ciel violacée très apaisant ; plan issu du film Rêves sanglants.

Rêves sanglants

Rimini Editions nous propose une restauration en Blu-Ray d’une pépite de l’horreur, « Rêves sanglants » (Roger Christian, 1982), qui précède « Les Griffes de la Nuit » (Wes Craven, 1984) sur la question d’insuffler l’horreur dans les rêves et la relation complexe mais intrinsèque entre la cauchemardesque réalité et le confort morbide des rêves.