Catacombes

C’est dans les catacombes que l’on trouve des trésors enfouis, des perles, des pépites d’or oubliées, des chef-d’oeuvres maltraités par le temps ou par l’inteligencia. Si vous osez, descendez dans ces catacombes, vous ne le regretterez pas. Les explorateurs de « Fais pas Genre ! » vous y feront découvrir toute sorte de films.


The Borrower

Peut-on réaliser un film sur un postulat aussi maigre que « pour survivre, un extra-terrestre banni sur Terre doit régulièrement changer de tête, au sens propre » ? John McNaughton répond par l’affirmative et prouve que, s’il est difficile d’en faire un chef d’œuvre, on peut néanmoins exploiter décemment l’idée avec un peu d’humour noir et d’hémoglobine : critique de « The Borrower » (1991) disponible chez Video Popcorn Editions.

Un homme à tête de chien hurle dans la nuit, dans un jardin, dans le film The Borrower.

Plan d'ensemble sur un dîner, dans une vieille salle aux piliers anciens, semble-t-il dans un château, où on ne trouve que des femmes, dans le film La résidence.

La Résidence

Scénariste et réalisateur pour la télévision espagnole, Narciso « Chicho » Ibáñez Serrador a plusieurs fois taquiné le grand écran avec succès. Si Les révoltés de l’an 2000 (1976) constitue son œuvre la plus aboutie et la plus célébrée, il serait impensable de ne pas évoquer La résidence (1969), sorte de giallo à tendance slasher mâtiné d’une atmosphère gothique à la Hammer Films. Grâce à l’éditeur Sidonis Calysta, il est désormais possible de savourer ce petit bijou dans une version entièrement restaurée.


Él

Él, inspiré du roman autobiographique du même nom par Mercedes Pinto, est sans doute le film le plus célèbre de la période mexicaine de Luis Buñuel, et son œuvre la plus personnelle. L’histoire d’un homme – le Él du titre –, riche propriétaire catholique, qui s’enfonce dans la jalousie et la paranoïa. Les Films du Camélia nous permettent aujourd’hui de (re)découvrir cette critique d’une société machiste et masculiniste, dans une sublime restauration 4k, agrémentée de nombreux bonus. L’occasion pour nous de 1) nous replonger au sein de la filmographie cruelle de l’auteur 2) épuiser tous les jeux de mots possibles en rapport avec les yeux.

Arturo de Cordova effaré, regarde à travers la vitrine d'un magasin, les mains posées sur la vitre, dans Tourments - Él.

La jeune victime du film I spit on your grave rampe vers un téléphone, sur une moquette, blessée.

I Spit on Your Grave

Archétype du Rape and Revenge, ce sous-genre souvent crapuleux du cinéma d’exploitation, I Spit On Your Grave (Meir Zarchi, 1978) est le film de la controverse. ESC Editions lui donne aujourd’hui un réceptacle à la hauteur des remous qu’il suscite depuis près d’un demi-siècle : une « Cult Edition » composée d’un Blu-Ray ultra-haute définition, de deux autres disques contenant entre autres une version VHS d’époque et de nombreux compléments, ainsi qu’un livret, une affiche et des photos.


Les Arnaqueurs

La ressorti du film « Les Arnaqueurs » (Stephen Frears, 1990) chez ESC Éditions nous permet de replonger avec gourmandise dans une œuvre souvent oubliée de son auteur à la filmographie aussi variée qu’intemporelle. Probablement son film le plus hollywoodien…

Dans ce qui semble être une vaste salle d'attente, un jeune homme au look d'Elvis est assis, perdu dans ses pensées, sous le regard attentif d'une femme plus âgée, assise derrière lui, tout de rouge vêtue ; scène du film Les arnaqueurs.

Hellboy, dans une petite ruelle de nuit, vise avec un gros revolver, prêt à tirer.

Hellboy

Le catalogue de la plateforme Shadowz accueille une belle nouveauté avec « Hellboy » (Guillermo Del Toro,2004). Film de super-héros lovecraftien qui fêtera ses 21 ans cette année et qui tient encore la dragée haute face au reste de la production super-héroïque contemporaine. On profite de cet ajout pour revenir sur ce miracle de blockbuster.