Catacombes

C’est dans les catacombes que l’on trouve des trésors enfouis, des perles, des pépites d’or oubliées, des chef-d’oeuvres maltraités par le temps ou par l’inteligencia. Si vous osez, descendez dans ces catacombes, vous ne le regretterez pas. Les explorateurs de « Fais pas Genre ! » vous y feront découvrir toute sorte de films.


Détour mortel

Sorti au croisement de l’âge d’or du slasher des années 90 et de celui du torture porn des années 2000, « Détour mortel » (Rob Schmidt, 2003) n’avait pas convaincu grand monde en son temps. Mais une nouvelle édition signée ESC permettra peut-être de réévaluer ce film qui sera suivie de cinq suites et d’un remake…

Eliza Dushku à l'affût dans la forêt, ne remarque pas le monstre à apparence humaine qui la regarde derrière son épaule dans le film Détour mortel.

Un rasoir s'approche de la bouche apeurée d'une jeune victime, en gros plan, dans le film La maison au fond du parc.

La maison au fond du parc

Le Chat qui fume propose régulièrement de redécouvrir des pépites oubliées – on en a chroniqué un certain nombre dans les pages de Fais Pas Genre – mais parfois, en piochant dans le saladier, on tombe sur un fruit avarié. Ici, c’est La Maison au fond du parc (Ruggero Deodato, 1980) qui nous aura vite écœurés…


La forteresse noire

Après 32 ans d’attente, La forteresse est enfin visible sur support physique et dans une version 4K restaurée inédite. Film maudit par excellence, le second long-métrage de Michael Mann sera également à découvrir au cinéma le 14 mai en France grâce à Carlotta Films. L’occasion de revenir sur la production douloureuse de ce conte horrifique qui, en plus de fonder une certaine esthétique 80’s, révèle déjà la singularité formelle de ce grand nom du cinéma américain contemporain.

Gros plan sur un œil d'homme bleu, perçant dans le film La forteresse noire.

Deux agents municipaux chargés du nettoyage regardent l'objectif : bodybuildés, ils portent un marcel aux couleurs de leur ville et des lunettes de soleil, leurs balais dans les mains ; scène du film Body trash.

Body Trash

La ozploitation dans toute sa splendeur nous est proposée dans ce film réédité chez Rimini. « Body Trash » (Philip Brody, 1993) est à ranger de petits classiques du genre comme « Fair Game » (Mario Andreacchio, 1986) ou « Braindead » (Peter Jackson, 1992). Très loin d’être parfait, ce petit body horror tel qu’on les aime entre amis n’a jamais paru si beau…


Dead or Alive

Takashi Miike à partir de 1999, c’est le savant fou de « Audition », le dérangé hors pair de l’horreur hors normes. Sublime lune noire qui n’aura pour tare que d’avoir éclipsé l’incandescence de « Dead or Alive », sorti quelques mois plus tôt la même année. Ressorti l’an dernier pour célébrer ses 15 ans, cette perle desservie par sa coquille aux allures de direct-to-video série B, est pourtant l’aboutissement d’une carrière acharnée dans l’underground du cinéma japonais et la sacralisation de Takashi Miike comme maître incontesté de son art : à l’approche de sa projection au cinéma Le Méliès de Montreuil dont nous sommes partenaires, critique de ce film fou.

Le policier du film Dead or Alive, en veste de costume et de chemise blanche, le front ensanglanté, portant un bazooka sous le ciel bleu,

Plan en contre-plongée sur une jeune femme blonde, portante un serre-têtes imitant des bois de cerf ; derrière elle une forêt dans une légère brume bleutée ; plan issu du film La nuit des maléfices.

La nuit des maléfices 1

Titre assez méconnu dans le genre du folk-horror, « La nuit des maléfices » (Piers Haggard, 1971) est une véritable plongée subversive et sordide dans l’Angleterre rurale du XVIIIe siècle. Rimini Editions nous offre une ressortie Blu Ray pour (re)découvrir cette œuvre ô combien dérangeante. Alors fuyez les bancs du catéchisme, il est grand temps de s’adonner à deux ou trois rites sataniques.