The Night Of – Saison 1


Que ceux qui verront dans mon sous-titre une référence honteuse à une certaine émission à sensation – que tout habitué des errances sur Youtube a forcément déjà rencontrée une fois – ne prennent pas la fuite ! Aujourd’hui on nee vous parle pas d’une infernale série « inspirée de faits réels » mais d’une mini-série sur la descente aux enfers fictive-mais-pas-tant-que-ça d’un accusé à tort, dans le cadre de sa sortie en DVD chez Warner Bros.

La nuit où tout a basculé

Les mini-séries HBO, c’est toujours un peu la fête. De Tanner 88, le mockumentary politique de Robert Altman sur la fausse campagne présidentielle de Jack Tanner, diffusé simultanément à la vraie campagne de George H. Bush (une dénonciation éclairante de l’esbroufe médiatique autour des candidats qu’il serait bon de revoir en cette période mouvementée), à Mildred Pierce (2011) de Todd Haynes en passant par The Corner (2000) qu’on peut considérer comme une ébauche de The Wire, il y a de quoi se faire un petit shot de quality TV en trois soirées, avant de retourner dans les méandres des saisons à rallonge. Et pour les nostalgiques, c’est souvent l’occasion de retrouver la verve documentaire des auteurs émérites de la chaîne : dans Generation Kill (2008), David Simon (showrunner de The Wire) et Ed Burns (son co-scénariste et partner in crime, ancien inspecteur de la brigade homicide de Baltimore) passent au radar l’invasion de l’Irak en 2003 par le prisme d’un bataillon de Marines et du reporter qui les accompagne. Dans Show Me a Hero (2015), David Simon encore, épaulé cette fois de William Zorzi (autre scénariste de The Wire), retrace le combat d’un jeune maire (incarné par le génial Oscar Isaac) pour construire des logements sociaux dans un quartier résidentiel de blancs friqués et hargneux, de son élection à sa chute. Deux petits bijoux qui reprennent les ingrédients du chef d’oeuvre The Wire : un récit choral réparti équitablement entre un « ensemble chaud » de personnages et une esthétique documentaire (notamment dans l’emploi très parcimonieux de la musique) qui ne néglige pas pour autant les questionnements intimes, drôles, parfois tragiques, d’hommes et de femmes écrits avec tendresse. Fidèles au mode opératoire de David Simon (qui a écrit pendant douze ans au Baltimore Sun sans réussir à faire changer les choses, avant de démissionner pour dénoncer par l’art), ces deux mini-séries sont adaptées de romans autobiographiques de journalistes (Evan Wright, reporter chez Rolling Stones dans le cas de Generation Kill et Lisa Belkin, journaliste au NY Times pour Show Me a Hero) et s’emparent de cette matière réelle de manière bien plus aboutie que la plupart des oeuvres estampillées « d’après une histoire vraie ».

La nouvelle mini-série d’HBO a fait beaucoup de bruit dans le « petit » monde des sériephiles lors de sa diffusion à l’été 2016, déjà marqué par la déferlante Stranger Things. En huit épisodes de plus d’une heure chacun, Richard Price (encore un scénariste de The Wire, mais aussi de La couleur de l’argent, Martin Scorsese, 1986) et Steven Zaillian adaptent la série britannique Criminal Justice (2008) avec un soupçon de souffre supplémentaire. Le bouc-émissaire bien british devient ici Nasir Khan (surnommé « Naz »), un étudiant d’origine pakistanaise qui n’a jamais quitté le Queens et se retrouve incarcéré à la prison haute sécurité de Rikers Island pour un meurtre qu’il clame ne pas avoir commis. Celui d’Andrea Cornish, une jeune fille mystérieuse et perdue qui monte dans le taxi piqué par Naz à son père pour se rendre à une soirée (où il n’aura finalement jamais l’occasion de mettre les pieds puisque, le temps de finir la nuit avec Andrea et de se réveiller à côté de son cadavre, notre Naz était déjà derrière les barreaux). Très vite, les preuves s’accumulent contre lui, son profil de prédateur (parvenant à ses fins par un cocktail de kétamine, ecstasy, et autres amphétamines) et de potentiel terroriste (un peu basané le Naz, vous voyez) est dressé par des médias impitoyables, et le procès s’annonce inexorablement en sa défaveur.

Aidée d’un casting étourdissant (Riz Ahmed que l’on a vu dans Rogue One mais aussi, comme je viens de l’apprendre, rappeur sous le blaze Riz MC, Michael K. Williams qui incarnait le mythique Omar Little dans The Wire, et John Turturro qui remplace le regretté James Gandolfini – le pas moins mythique Tony Soprano – à la place de Robert de Niro s’étant paraît-il décommandé pour des raisons d’emploi du temps), la série se présente comme un savant mélange entre une enquête policière à la « true crime » (qui n’est pas sans rappeler les séries documentaires The staircase de Xavier de Lestrade et plus récemment Making a Murderer de Laura Ricciardi et Moira Demos) et une drama carcérale à la Oz, on retrouve d’ailleurs dans le rôle d’un témoin peu collaboratif l’acteur J.D Williams, qui incarnait le plus jeune prisonnier d’une des séries les plus violentes et visionnaires d’HBO, et puis d’ailleurs pendant qu’on y est, un autre personnage de The Wire : le jeu maintenant c’est de boire un shot à chaque fois que je mentionne ce titre, ça rendra la lecture de mon article bien plus amusante, d’accord ?

En tant qu’enquête policière, The Night Of n’échappe pas aux poncifs télévisuels du genre : une photographie hyper travaillée, dans un camaïeu de bleu, de gris, de noir, de vert caverneux et de bleu pour une ambiance lugubre à souhait, et un certain abus de longues focales (parce que la goutte d’eau qui tombe dans le flou, la tristesse, la solitude, parce que les passants déprimés qui marchent dans les flaques, parce la déprime, le froid, la déprime). Un parti-pris esthétique qui me plaisait dans The Killing, depuis devenue un tic incontournable (jusqu’aux séries belges, avec Beau Séjour récemment : abus, abus !). Bon d’accord, un meurtre c’est vraiment pas sympa et ça rend quelque peu maussade, mais est-ce que tous les personnages doivent systématiquement arborer un teint cadavérique, dans des décors moroses sous un ciel sinistre ? En plus, je n’aime pas le bleu.

Ce qui fait la différence, ce sont les personnages : Omar-amour reprend les gants d’Avon Barksdale (écoutez, si vous n’avez pas de culture sériephilique je n’y peux rien) en champion de boxe devenu criminel (alias « The King of Queens », comme l’attestent les coupures de journaux placardées sur les murs de sa cellule). Qu’à cela ne tienne : il est aussi le King de Rikers. Aucun autre gang n’ose lever le doigt sur lui, il a tous les matons à son service et baise une gardienne pour faire passer de la drogue (magnanime, il lui paie aussi son loyer). Freddy, le King de Rikers donc, prend Naz sous son aile et lui offre L’appel de la forêt (oui, oui, de Jack London). En parfait college boy, qui a fait des études comme lui, Nasir est un « cadeau pour son cerveau ». Il offre sa protection à ce « frère du désert » et lui apprend les règles du microcosme carcéral : être accusé du meurtre et viol d’une femme, même au milieu de criminels, ça ne pardonne pas (“Tu vois, il y a un système judiciaire parallèle ici. Et tu viens d’être jugé. Ton verdict a été prononcé.”). Nasir, pour survivre, accomplit progressivement les rites d’intégration du gang le plus respecté de la prison : il tabasse un mec en guise de vengeance, se rase les cheveux et se donne un blase, Sinbad (c’était soit ça, soit Aladdin). Lors des horaires de visite, il cache des boulettes de drogue dans son système digestif pour s’attirer les faveurs de son protecteur, qui finit par lui octroyer un téléphone portable. Le petit nerd qui n’avait jamais touché à un pétard se met à la drogue dure, se tatoue des lettres sur les jointures et un loup tribal sur l’épaule. Sa métamorphose en fin de saison est assez phénoménale, au point qu’on en vient à douter, face à toute cette violence enfouie, de son innocence. L’agneau blessé du début ressurgir à quand même à la fin, lorsque son père l’attend à la sortie de Rikers. Les deux hommes s’étreignent sans échanger un mot, puis son père lui enfile son manteau.

John Stone(d), au lieu d’un alcoolique drogué comme son nom l’indiquerait (et comme le serait n’importe quel flic de Nordic Noir, avec des cernes aussi noires que la nuit polaire parce qu’il est très très fatigué, et une toux ponctuée d’éternuements parce qu’il fait très très froid) est un avocat rebut qui souffre d’un eczéma disproportionné. C’est un “écumoire de commissariat” minable (selon les dires de l’éminente avocate Alison Crowe), qui subit les brimades de ses collèges moqueurs et survit d’affiches au slogan accrocheur : “No fees until you’re free”. Il n’est pas très fréquentable, se mouche avec fracas en se grattant frénétiquement les pieds, pour le plus grand effroi du petit monde judiciaire autour de lui. Pour autant, ce John Stone en apparence déchu, sans principe, n’a pas un coeur de pierre (comme pourrait l’indiquer son nom. Pardon.) : il finit même, malgré son allergie, par adopter le chat de la morte pour lui éviter la fourrière. Pour venir à bout de ses plaques d’eczéma qui lui handicapent l’existence, il a recours à toutes sortes de stratagèmes, du combo margarine-cellophane autour des pieds au remède miracle d’un obscur marabout chinois. Il se rend à un groupe de soutien pour malades de la peau qui ressemble à s’y méprendre à une réunion des AA (des biscuits dans des assiettes en carton, du jus de chaussette au chaud, et des chaises métalliques en cercle pour écouter les avancées des uns et des autres : “J’ai une bonne nouvelle : depuis la dernière fois, j’ai décidé de retenter ma chance en amour.”). Un personnage très attachant en somme, et le jeu de John Turturro n’y est pas pour rien. Détail discret mais amusant, les trois hommes clés de l’enquête, c’est à dire l’enquêteur Dennis Box, l’avocat John Stone et l’accusé Nasir Khan, sont tous trois allergiques aux poils de chat. Trois solitaires, trois égarés, liés par une même inadéquation au monde.

Ce qui est passionnant aussi dans The Night Of, c’est sa manière de contredire la vision que nous public, avons d’une enquête policière. Ici ce n’est pas tant l’ADN, mais les images parsemées de cette maudite soirée, glanées ça et là par les caméras de surveillance, qui attestent de la prétendue culpabilité de Nasir Khan. Les protagonistes du procès sont comme le spectateur devant une émission de reconstitution d’un « vrai crime » : ils croient ce qu’ils voient. Dans l’épisode 5, Box retrace le dernier trajet d’Andrea Cornish grâce aux vidéos de surveillance et relevés téléphoniques. La pointe de son feutre virevolte d’un point à l’autre sur la carte de la ville, tandis que sont alternés en flash-back des plans de Naz au volant, à chaque moment de la soirée, pour finalement s’arrêter sur la croix qui marque l’emplacement de l’appartement d’Andrea, et le couperet sur la peau de la jeune fille. La vidéosurveillance, partout mais invisible, toute-puissante et omnisciente, planait déjà au-dessus de Nasir, alors même qu’Andrea était encore vivante, comme une épée de Damoclès. Les témoins et les suspects sont trouvés par le biais des canaux numériques : un ami un peu trop reconnaissant sur une page Facebook, une dispute d’Andrea et son beau-père au coin d’une rue quadrillée par plusieurs caméras, un chauffeur louche à la station service … La rengaine “Vous avez été filmés” devient la nouvelle convocation à comparaître. Mention spéciale d’ailleurs pour le délire mystico-mysogine super flippant de ce chauffeur de pompes funèbres qu’interroge Chandra, la jeune avocate qui fait équipe avec John Stone : il déclare d’un calme sans pareil, en appliquant du vernis sur les ongles d’une morte, que certaines femmes dégagent des ondes maléfiques, qu’elles cherchent à détruire les hommes et qu’il vaut mieux qu’elles meurent. Andrea était l’une d’elle, « Comme si j’étais la pelote de laine et elle le chat. » explique-t-il. « Elles prennent les hommes pour leurs jouets. Parfois il suffit de les percer à jour pour les neutraliser. » Pour parfaire son réquisitoire, il cite le livre des juges, chapitre 16, « b-a.b-a de tous les hommes » selon lui, dans lequel Delila use de ses charmes pour tendre à Samson une embuscade mortelle. « Vous êtes une féline aussi ? Vous me prenez pour une pelote de laine ? » Et on se met à craindre pour la vie de cette frêle avocate face à ce glacial colosse, tandis que le vernis rouge perle sur le drap bleu comme le sang d’Andrea massacrée dans son lit.

Retour à la vidéosurveillance. On constate vite que la gestion du flux d’images constitue un enjeu de pouvoir. La grosse pointure de la police criminelle a accès à tous les enregistrements de vidéosurveillance tandis que le médiocre avocat doit se contenter des ressources à sa portée : son téléphone portable, avec lequel il documente toute son enquête et espionne des échanges suspects. Souvent, le cadre fusionne avec les écrans intégrés à la diégèse et l’on voit s’afficher à des dimensions intimidantes l’écran d’un ordinateur, de l’appareil photo du légiste, d’un iPhone, un moniteur de surveillance, ou encore les écrans de télévision saturés par le flux syncopé des chaînes d’information, sur lesquels tous les personnages ont les yeux rivés, de la cellule de Freddy à la salle commune de la prison, du café où l’avocate commande des lattes au salon des Khan …). Durant tout le procès, les moindres gestes de Nasir Khan « la nuit où » sont décortiqués : le passage au péage, à une intersection de rue son refus d’embarquer deux passagers, à la caisse du supermarché son achat d’une bière et d’une bouteille d’eau et pour finir, la vidéo de son arrestation au commissariat, et la manière désespérée qu’il a de se débattre. Tous, juge, jury, accusation, défense, ont les yeux aimantés à l’écran comme preuve tangible de la culpabilité de Naz. Les images de surveillance sont autant de split-screen qui éclatent et éparpillent la personnalité de l’accusé, tantôt coupable insensible, tantôt victime du système, entre le parfait hasard et la préméditation.

Tandis que l’enquête poursuit son fil en remontant les pistes numériques, à l’image de ces travellings appuyés sur le câble du MacBook de John Stone, qui fait ses recherches sur Google dans les couloirs du tribunal, la série adopte également un parti engagé sur le climat de méfiance et de racisme ambiant qui anime l’Amérique post-2001. Un racisme décomplexé, presque inconscient : “Close enough » décrète l’arrogante Alison Crowe lorsqu’elle engage Chandra Kapoor, une jeune apprentie originaire de Bombay, pour faire joli et amadouer les parents de Nasir en leur parlant hindi (ils sont Pakistanais mais bon, ça fera l’affaire). Mais aussi et surtout un racisme aveugle, mortel : en arrière-plan, les crimes raciaux se multiplient à Jackson Heighs, des chauffeurs de taxis pakistanais sont passés à tabac et font la une des journaux dans une indifférence consensuelle. Le climat tendu, paranoïaque, anxiogène, est palpable : à la télévision, on enquête sur une éventuelle connexion de Nasir avec des groupes terroristes. Des croix gammées rouge sang sont taguées sur les murs sous les “Muslims go home”. Pendant ce temps, la famille de Nasir se ruine pour les frais de défense. Le père doit rembourser son tiers du taxi et devient livreur de pizza (ce qui occasionne une rencontre gênée, ardente d’humiliation, entre lui et Chandra). La mère, licenciée pour ne pas inquiéter les parents d’élèves, récure des toilettes pour un maigre salaire.

Le récit suit un cours tranquille (les mauvaises langues diront chiant) et dilate le temps de manière à laisser chaque vie s’épanouir, sans se défaire d’un découpage méticuleux de cette descente aux enfers, dans la veine de The Wire : précision analytique, documentaire, où chaque rouage a sa place, de la nuit où tout commence à la mise en garde à vue, du procès d’accusation à l’arrivée à la prison … Pas de cliffhanger à la fin des épisodes, dont chacun développe un pan de la machine judiciaire, l’un après l’autre. La fin est à l’image de cette narration anti-sensationnelle : l’enquêteur Box finit par trouver un coupable bien plus convaincant, qui ne sera probablement jamais jugé. Le jury déclare forfait à 6 contre 6, la procureur abandonne les poursuites, retire ses talons, et sort en baskets du tribunal. Elle et Box, qui a quitté sa retraite pour enfiler un blouson d’agent de sécurité de campus universitaire, se retrouvent plus tard au bar, en vieux amis. Elle pose une capture d’écran de vidéosurveillance sur la table. Le visage de l’ancien petit-ami d’Andrea, présumé tueur, la morgue impassible et satisfaite de celui qui connaît l’impunité que son statut lui confère. A la différence de l’ignoble Ken Kratz de Making a Murderer, la procureur Helen Weiss, quoique revêche, est bien humaine : “Let’s go get him.” annonce-t-elle, tandis que le spectateur ne peut s’empêcher d’exulter intérieurement, parce que ça fait du bien, un peu de travail d’équipe dans ce monde de brutes. Pour Naz, c’est moins rose. Fraichement libéré, assis à sa table habituelle dans un commerce pakistanais, tous les clients le dévisagent avec circonspection. Son ancien meilleur ami entre pour acheter des cigarettes, lui jette un regard froid, puis ressort. Etre accusé à tort, c’est être coupable à vie aux yeux de bien des gens. Du côté de John Stone, retour à la case départ, celle du petit avocat minable et méprisé. En écho au premier épisode, une nouvelle femme dans le métro lui jette un regard dégoûté alors qu’il se gratte les pieds avec un crayon. Il rentre chez lui et s’affale devant une émission type true crime à la télévision (on peut déceler ici une certaine ironie méta). En dernier plan, son appartement vide, et le chat, plein de flegme, qui passe au premier rang. Pas de retournement, de clôture en coup d’éclat. Juste la tranquille indifférence du cours des choses, quelques vies brisées entre-temps.

En ce qui concerne le coffret (au packaging soigné, entre texture glacée pour les barreaux de prison en artères de la ville et texture matte pour la silhouette floue et prostrée de Naz coincé derrière), l’efficacité est au menu. 3 DVD pour 8 épisodes, des interfaces épurées et laconiques, sans contenu additionnel ou making-of comme j’aurais aimé en trouver, mais avec trois versions audio en 5.1 (dont un doublage allemand, comme si je m’en farcissais pas déjà assez en double licence.), et la musique du générique en 5.1, c’est quand même autre chose que sur un ordinateur. L’image bénéficie d’une très bonne définition et, heureusement !, la photo bleutée est intacte. The Night Of se regarde d’une traite, sans fioritures, et pour l’ambiance carcérale, accompagnée d’un verre d’eau stagnante et à la rigueur d’un bout de pain sec (de préférence sans margarine … suivez mon regard).


A propos Marie Bortolotti

Marie aime autant "L'antre de la folie" que "Les demoiselles de Rochefort" et a configuré Netflix en page d'accueil de son navigateur. Sa consommation de café et de donuts dépasse celle de Dale Cooper et Dexter Morgan réunis. Si elle faisait partie d'un groupe de rock, il s'appellerait Voodoo Bullshit.

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